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Bulletin Quotidien Europe N° 8386
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/maroc

Les négociations agricoles se poursuivront en février

Bruxelles, 24/01/2003 (Agence Europe) - Le Maroc et la Commission européenne sont convenus d'un nouveau rendez-vous, en février à Bruxelles, pour tenter d'aboutir dans les négociations agricoles visant à adapter le régime des échanges agricoles aux dispositions nouvelles de l'accord d'association et à celles de l'OMC. La rencontre d'experts qui a eu lieu la semaine dernière à Rabat ne semble pas avoir permis un rapprochement décisif des points de vue. Mais elle aurait eu le mérite, de source communautaire, de mettre plus nettement à jour les points qui restent à régler. Les discussions seraient ainsi parvenues à un « stade avancé » mais elles ont été « extrêmement dures", si l'on en croit le Secrétaire général du ministère marocain de l'Agriculture, Hassan Benabderrazik, qui confirme cependant qu'il y a eu des progrès. Entre-temps, la presse reproche à l'UE d'être résolument protectionniste (notamment à l'égard des exportations marocaines de tomates), et de délaisser la région au profit de son élargissement à l'Est, tout en décelant chez elle un grand dépit de voir le Maroc engager des négociations avec les Etats-Unis sur un accord de libre-échange. Le 21 janvier ont débuté des négociations directes entre Washington et Rabat qui dureront jusqu'au 25. Le ministre français du Commerce, François Loos, avait affirmé lors d'une visite au Maroc, le 14 janvier, qu'un accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis serait "incompatible" avec l'approfondissement des relations économiques avec l'UE. De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris a estimé, le 22 janvier, qu'une « réflexion serait très certainement utile sur le risque de contradiction ou non entre l'établissement en cours d'une zone de libre-échange euro-méditerranéenne et d'autres accords de libre-échange". Cela s'applique également aux relations UE-Israël: "le même principe s'applique partout. Partout où il y a des accords de libre-échange avec différents partenaires, on vérifie s'il y a ou non risque de contradiction entre ces différents accords", a-t-il dit. Et il a tenu aussi à rappeler que l'accord d'association avec l'UE "ne se limite pas au volet commercial, ce qui explique la nature très privilégiée de la relation entre l'Union et, le Maroc et au sein de l'Union européenne, avec la France".

Les négociations agricoles UE-Maroc se poursuivent dans le contexte des relations mouvementées entre Rabat et Madrid. Après une période de tension, les deux gouvernements multiplient actuellement les gestes de bonne volonté, comme la facilité d'accès accordée pour une période limitée aux eaux marocaines, en signe de solidarité après la catastrophe écologique du « Prestige », aux flottes de pêche galiciennes. Des contacts suivis ont lieu pour réchauffer les rapports entre les deux pays et, en particulier, entre entreprises et investisseurs.

Pour leur part, les organisations agricoles espagnoles des secteurs des fruits et légumes ont exprimé leur inquiétude face au risque d'une plus grande ouverture du marché communautaire et contre les concessions à faire au Maroc. Dans un communiqué publié à Madrid, la Fédération espagnole des exportateurs (FEDEX) et les organisations agricoles Asaja, Coag et Upa ont dit ne pas être disposées "à consentir qu'on utilise les fruits et légumes comme monnaie d'échange dans les accords commerciaux avec des pays tiers, et ce pour obtenir des avantages pour d'autres secteurs économiques". Elles condamnent l'intention de la Commission de faciliter l'accès, d'octobre à mai, de plus de 200.000 tonnes de tomates marocaines (contre 168.757 tonnes actuellement) sans acquitter de droits. Le risque, selon ces organisations, est "la disparition du secteur espagnol de la tomate à moyen terme". En contrepartie, la Commission européenne "prétend renforcer ses possibilités d'exportation de produits céréaliers et liés à l'élevage vers le Maroc (…). Une telle politique commerciale met en danger le tissu économique, social et commercial d'importantes zones" de l'Espagne, conclut le communiqué.

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