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Bulletin Quotidien Europe N° 8386
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports

Priorités de la Présidence grecque: un espace aérien transatlantique commun, Galileo, les réseaux transeuropéens de transport

Bruxelles, 24/01/2003 (Agence Europe) - Christos Verelis, le ministre grec des Transports et communications, a présenté son programme à la commission des transports du Parlement européen. Un programme ambitieux axé sur la mise en place d'un espace aérien transatlantique commun, le système de navigation par satellite Galileo, le deuxième paquet ferroviaire et les réseaux transeuropéens de transport.

La mise en place d'un espace aérien transatlantique commun, a constaté M. Verelis, est "un dossier en gestation depuis longtemps". Suite à l'arrêt de la Cour de Justice européenne du 5 novembre dernier condamnant plusieurs Etats membres pour avoir conclu des accords de « ciel ouvert » avec les Etats-Unis (voir EUROPE du 6 novembre, p.13), la Commission européenne a présenté une communication demandant notamment au Conseil un mandat pour conclure un accord avec les Etats-Unis sur la création d'un espace aérien transatlantique commun (voir EUROPE du 20 novembre, p.13). Avant de lui donner ce mandat, "nous attendons qu'elle nous fasse une proposition fixant le cadre de ces négociations", a indiqué M. Verelis.

Autre priorité de la Grèce: le système de navigation par satellite Galileo. Actuellement, l'Agence spatiale européenne (ASE) essaye de débloquer la situation et des contacts se poursuivent à tous niveaux même si aucune date n'a été fixée pour une réunion extraordinaire du Conseil de l'ESA, l'Agence spatiale européenne (voir EUROPE du 8 janvier, p.10). Dans ce dossier, M. Verelis se concentrera sur la mise en place d'une Autorité de sécurité, et sur l'intégration du système EGNOS (système régional qui complète le système américain d'observation GPS) au système Galileo. A ce propos, la Commission devrait présenter le mois prochain un projet de mandat de négociation.

Le deuxième paquet ferroviaire, sur lequel le Parlement européen vient de se prononcer en première lecture (voir EUROPE du 15 janvier, p.11), sera aussi à l'ordre du jour de la Présidence grecque qui espère aboutir rapidement à une position commune. Quant aux réseaux transeuropéens de transport, M. Verelis s'est félicité de la mise en place du Groupe de haut niveau Van Miert, chargé de mettre au point une liste de projets prioritaires en la matière (voir EUROPE du 15 janvier, p.12) - "que nous attendons pour le mois de mars", a-t-il déclaré tout en reconnaissant que "chaque Etat membre a ses priorités". La Grèce essaiera également de trouver une solution au délicat dossier des Ecopoints, sur lequel un accord est survenu lors d'un Conseil Transports exceptionnel le 31 décembre (voir EUROPE du 3 janvier, p.3). Cependant, lors d'un vote sur le dossier ce mardi, la commission des transports a dénoncé cet accord (EUROPE y reviendra).

Au sujet des créneaux horaires dans les aéroports, M. Verelis a dit qu'il veut un accord politique sur le dossier mais qu'il attend d'abord une étude de la Commission, notamment sur le problème des droits historiques en matière de créneaux horaires détenus par certaines compagnies aériennes. A ce sujet, le travailliste britannique Brian Simpson a regretté que "tant qu'il n'y a pas de catastrophe, le Conseil semble avoir du mal à prendre des décisions". Quant à l'Allemand Georg Jarzembowski (PPE-DE), il a interpellé le ministre sur la compagnie aérienne grecque Olympic Airways (la Commission a demandé au gouvernement grec, au terme d'une enquête achevée en décembre, de rembourser une partie des aides versées à la compagnie aérienne). "Allez-vous rembourser les aides indûment versées ?", a-t-il demandé. M. Verelis a répondu: "vous n'avez aucune idée de ce qui se passe en Grèce et vous avez émis des critiques non fondées. Il n'y a eu aucune aide publique".

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