Paris, 24/01/2003 (Agence Europe) - Deux Occasional Papers de l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'UE (N.39 et N.40) examinent les problèmes autour de la crise en Irak sous l'angle, en particulier, de leur impact sur les relations entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Ainsi, dans "Iraq: the transatlantic debate", Philip Gordon, tout en estimant que cette crise comporte des aspects plus importants que la question de savoir "si les Américains et les Européens peuvent être d'accord", souligne que les deux parties doivent reconnaître que "leurs propres actions et décisions auront un grand impact non seulement dans leur relations réciproques, mais sur les résultats mêmes de l'affaire irakienne". En outre, selon lui, en poursuivant une "stratégie commune" sur cette crise, les Américains et les Européens "lanceraient un effort commun qui contribuerait beaucoup à remettre l'alliance transatlantique sur les rails".
Dans "Iraq: a European point of view", Martin Ortega note que ce qui est en jeu là, c'est en fait « la manière de traiter toute une série de questions internationales que les Américains et les Européens sont en train de discuter". Les Américains et les Européens devraient "se parler davantage", insiste M. Ortega, qui constate que les Etats-Unis "jugent l'usage de la force nécessaire non seulement pour des objectifs d'autodéfense ou de sécurité collective, mais aussi pour s'attaquer sélectivement à certaines menaces" contre eux, tandis que l'Europe préfère la négociation. Au cours des derniers mois, les Etats-Unis ont mis sous pression les Européens, qui ont maintenant des optons "très limitées" dans cette crise: ou bien ils acceptent d'intervenir avec les Américains même s'ils ne sont pas convaincus, ou bien ils refusent de participer à des opérations militaires, et chacune de ces options entraînera des problèmes.