Bruxelles, 04/07/2002 (Agence Europe) - L'Union européenne a présenté, ce jeudi, aux membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ses demandes initiales en vue d'actualiser, d'améliorer et de sécuriser davantage l'accès aux marchés des services dans le cadre du cycle de négociations sur l'Agenda de Développement de Doha. Les offres initiales des 109 pays concernés, dont seulement 9 ont déjà dévoilé leurs exigences, doivent être déposées à Genève avant mars 2003. « Le commerce des services est indispensable au soutien de la croissance et de l'emploi dans l'UE » qui est à la fois le premier prestataire et importateur au monde, a souligné le Commissaire Pascal Lamy. Ce secteur représente près des 2/3 du PIB communautaire, plus de la moitié des flux d'investissements et il occupe plus 50% de la main-d'oeuvre européenne. L'objectif des demandes de l'UE est évidemment de promouvoir l'activité de ses prestataires à l'étranger, mais en veillant à préserver le droit des autorités nationales de légiférer pour atteindre leurs objectifs d'administration publique, à contribuer au développement durable et à faciliter la participation des pays en développement aux échanges mondiaux de services, souligne-t-on en se défendant de vouloir démanteler les services publics, accéder aux ressources essentielles, comme l'eau ou l'énergie (seulement la distribution), s'attaquer aux systèmes de santé et d'éducation (seuls les Etats-Unis font l'objet d'une demande de réciprocité sur l'accès à l'enseignement supérieur privé) ou encore obtenir la privatisation des entreprises publiques. Quant à la libéralisation des services audiovisuels, déjà visée par les demandes du Japon, de l'Uruguay et des Etats-Unis, « la position européenne sur ce secteur très sensible est bien connue », rappelle-t-on à Bruxelles.