Luxembourg, 17/06/2002 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont confirmé lundi la position que défendra l'UE lors du Sommet mondial du développement durable (Johannesbourg, 26 août-4 septembre). Les conclusions, adoptées à l'unanimité par le Conseil Affaires générales, entérinent l'approche commune définie le 30 mai par les ministres du Développement (voir EUROPE du 1er juin, p.10) et seront soumises à l'aval des chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de Séville. Reprenant les objectifs et priorités d'action sériées par le Conseil Développement - y compris « la nécessité d'améliorer la cohérence entre les politiques internes et externes de l'Union, ainsi qu'entre les politiques sectorielles de la Communauté, et d'encourager la réforme des subventions qui ont des effets négatifs considérables sur l'environnement et sont incompatibles avec le développement durable »-, les ministres ont intégré les résultats de la dernière réunion préparatoire au Sommet (conférence de Bali), les conclusions du Conseil Ecofin du 4 mars et les résultats du deuxième Sommet mondial de l'Alimentation qui vient de se tenir à Rome (voir EUROPE du 14 juin, p.11 ). Ainsi, ils réitèrent la détermination de l'Union, d'une part, à jouer un rôle de chef de file dans le processus visant un accord global qui s'appuie sur l'agenda de Développement de Doha, sur le consensus de Monterrey (augmentation substantielle des flux mondiaux d'aide publique au développement) et sur la déclaration finale du Sommet mondial de l'alimentation, et, d'autre part, à garantir que Johannesbourg débouche sur une déclaration politique, un plan d'action et des accords de partenariats volontaires pour mettre en œuvre les engagements politiques. Ils soulignent que le plan d'action, à finaliser à Johannesbourg faute d'avoir pu l'être à Bali, devrait non seulement être cohérent en termes de programmes de travail, d'objectifs et de calendriers et de moyens de mise en œuvre, mais aussi contenir un engagement ferme envers le respect des droits humains et de la diversité culturelle. Les conclusions insistent aussi sur l'importance de renforcer « la gouvernance » à tous les niveaux, et en particulier la « gouvernance environnementale au niveau international », notamment concernant les infrastructures d'assainissement de l'eau, les énergies renouvelables, l'épuisement des ressources naturelles, la tendance à l'épuisement des stocks de poisson, la destruction de la biodiversité, et les produits chimiques. Le Conseil considère que la globalisation devrait faire l'objet d'un chapitre spécifique à Johannesbourg et être traitée de manière à servir le développement durable et à offrir des bénéfices pour tous, surtout pour les plus pauvres.