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Bulletin Quotidien Europe N° 8231
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/sessions

Le Parlement a adopté son calendrier pour 2003 avec six sessions à Bruxelles et douze à Strasbourg, mais sans les vendredis

Strasbourg, 12/06/2002 (Agence Europe) - Le Parlement européen se réunira l'année prochaine douze fois à Strasbourg et six fois à Bruxelles. Ainsi en a décidé la plénière qui a choisi, une nouvelle fois, d'amputer les périodes de session à Strasbourg en supprimant les séances prévues le vendredi matin dans le projet de calendrier proposé par la conférence des présidents.

Voici les dates des périodes de session pour 2003: - du 13 au 16 janvier à Strasbourg; - les 29 et 30 janvier à Bruxelles; - du 10 au 13 février à Strasbourg; - du 10 au 13 mars à Strasbourg; - les 26 et 27 mars à Bruxelles; - du 7 au 10 avril à Strasbourg; - du 12 au 15 mai à Strasbourg; - du 2 au 5 juin à Strasbourg; - les 18 et 19 juin à Bruxelles; - du 30 juin au 3 juillet à Strasbourg; - du 1er au 4 septembre à Strasbourg; - du 22 au 25 septembre à Strasbourg; - les 8 et 9 octobre à Bruxelles; - du 20 au 23 octobre à Strasbourg; - les 5 et 6 novembre à Bruxelles; - du 17 au 20 novembre à Strasbourg; - les 3 et 4 décembre à Bruxelles; - du 15 au 18 décembre à Strasbourg.

Juste avant le vote, la socialiste française Pervenche Berès a vivement protesté contre la demande présentée par le socialiste néerlandais Michiel van Hulten et d'autres députés en vue de procéder à un vote secret sur ses amendements concernant la suppression de la séance du lundi à Strasbourg et l'ajout de 22 sessions d'une journée, le mercredi. Mme Berès a en particulier reproché à ceux qui demandaient un scrutin secret de se présenter habituellement comme les défenseurs de la transparence. M. van Hulten a expliqué que cette demande visait à permettre aux députés de voter selon leur conscience et le président Cox s'est borné à constater que la demande, signée par 135 députés, était recevable. Parmi ces signataires figurent, outre M. van Hulten, les élus de la Lista Bonino, des travaillistes britanniques, comme le vice-président du PE David Martin, des conservateurs comme Lord Bethell (qui a voté contre la suppression du vendredi à Strasbourg), des Belges, comme la socialiste Anne van Lancker, des Verts, comme le Luxembourgeois Claude Turmes et même la Française Alima Boumediene-Thiery, le président danois du groupe EDD Jens-Peter Bonde, et des libéraux comme le Britannique Andrew Duff. Le scrutin secret n'a cependant pas permis à M. van Hulten d'obtenir une majorité. Il n'a réuni que 173 voix pour la suppression des séances du lundi à Strasbourg. 357 députés ont voté contre et 24 se sont abstenus. L'ajout de sessions le mercredi a remporté un peu plus de succès (209 voix pour) sans pour autant obtenir une majorité (325 contre et 20 abstentions). Par 331 voix, contre 204 et 16 abstentions, le Parlement a en revanche supprimé les séances du vendredi à Strasbourg, comme le proposait le groupe libéral et le groupe de députés réunis par M. van Hulten. L'analyse de ce vote, effectué par appel nominal, confirme le clivage traditionnel entre les défenseurs de Strasbourg et d'une session couvrant toute la semaine, parmi lesquels on retrouve la plupart des députés français, allemands, luxembourgeois et grecs, d'une part et, d'autre part, les membres du Parlement qui, pour de multiples raisons, ont une préférence pour Bruxelles. Mais ce vote montre aussi un certain effritement des positions nationales et semble beaucoup plus marqué par des motivations diverses au rang desquelles figurent sans doute des justifications liées à l'efficacité des travaux du Parlement ou celles tirées par les uns de la nécessité de réunir les trois grandes institutions dans un lieu unique ou par les autres du besoin de décentralisation, mais aussi des raisons de convenances personnelles. A noter que trois Français, Geneviève Fraisse (GUE) et les verts Alima Boumediene-Thiery et Didier Rod ont voté pour la suppression du vendredi à Strasbourg alors que les élus de l'extrême gauche Armonia Bordes, Chantal Cauquil, Alain Krivine et Roseline Vachetta se sont abstenus, comme le président du groupe socialiste, l'Espagnol Enrique Baron. Le président du groupe PPE-DE, Hans-Gert Pöttering (CDU) et celui du groupe GUE/NGL, le communiste français Francis Wurtz, ont en revanche voté contre la suppression du vendredi, alors que le président britannique du groupe ELDR, Graham Watson et le président Pat Cox ont voté pour sa suppression. Plusieurs Belges ont aussi voté pour le maintien de la séance du vendredi à Strasbourg: Gérard Deprez (MCC), Frank Vanhecke (Vlaams Blok), Jean-Maurice Dehousse (PS), Véronique De Keyser (PS), Monica Frassoni (écolo), Pierre Jonckheer (écolo) et Paul Lannoye.

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