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Bulletin Quotidien Europe N° 8198
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/securite alimentaire

Les scientifiques de l'UE confirment les dangers pour la santé humaine des résidus d'hormones de croissance dans la viande

Bruxelles, 23/04/2002 (Agence Europe) - Pour la troisième fois, le comité scientifique de l'UE, compétent pour les mesures vétérinaires en rapport avec la santé publique (CSVSP) a estimé, sur la base des données scientifiques disponibles les plus récentes, que l'utilisation d'hormones pour stimuler la croissance des animaux d'élevage présente un risque potentiel pour la santé des consommateurs. Sont ici concernées l'oestradiol 17 B, la testostérone, la progestérone, le zéranol, l'acétate de trenbolone et l'acétate de mélengestrol, frappés d'une interdiction dans l'Union qui est à l'origine d'un conflit à l'OMC car elle est applicable aussi aux importations d'animaux traités aux hormones en provenance de pays tiers. Invité à réévaluer les 17 études qui l'avaient conduit à conclure, dans ses avis du 30 avril 1999 et du 3 mai 2000, aux risques potentiels, pour la santé humaine, de la présence de résidus hormonaux dans la viande de bœuf et les produits à base de viande bovine, le CSVSP a confirmé mardi qu'«aucune modification de ces avis n'est justifiée ».

Pour motiver cet avis final, le comité scientifique évoque le dépôt d'esters lipoïdes stables dans les graisses animales et l'augmentation dose-dépendante des teneurs en résidus de toutes les hormones dans les tissus comestibles. Il souligne aussi que les résultats confirmant le potentiel mutagène et génotoxique de l'œstradiol 17 B (hormone déjà totalement cancérogène mais dont les données disponibles ne permettent pas, selon le CSVSP, d'établir une évaluation quantitative du risque) sont de plus en plus nombreux, que la biotransformation complexe du trenbolone, du zéranol et de l'acétate de mélengestrol a été identifiée, et que des données expérimentales et épidémiologiques ont été évaluées au regard des conséquences possibles sur l'incidence des cas de cancer liés à une exposition prénatale et périnatale aux hormones. Mais il réaffirme qu' aucune dose journalière admissible (DJA) ne peut être établie pour les six hormones concernées.

Le panel de l'OMC avait conclu en 1998 que l'interdiction communautaire ne satisfaisait pas à l'exigence d'une évaluation pertinente des risques pour la santé humaine. Le dernier avis du CSVSP, fondé sur une évaluation complémentaire des risques, conforte la Commission dans l'idée que sa décision, qui répond à un impératif de gestion des risques, est, à suffisance, scientifiquement fondée. (L'avis du CSVP peut être consulté sur: http: //europa.eu.int/comm/food/fs/sc/scv/outcome_en.html ).

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