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Bulletin Quotidien Europe N° 8198
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/algerie

Signature de l'accord d'association UE-Algérie - Commentaires de MM. Bouteflika, Aznar, Patten

Algérie/Valence, 23/04/2002 (Agence Europe) - Le Premier ministre espagnol, José Aznar, au nom de l'Union européenne et le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, ont signé lundi à Valence (voir EUROPE d'hier page 3) l'accord d'association liant les deux parties et qui devrait mener à une libéralisation progressive des échanges industriels et à un accès amélioré pour les produits agricoles. Chaque accord euroméditerranéen étant adapté à la situation du pays concerné et à l'ampleur de ses flux commerciaux et d'investissement avec les pays de l'UE, celui avec l'Algérie insiste moins sur les aspects commerciaux - ce pays exporte pour l'essentiel du pétrole et du gaz - mais a à cœur de favoriser la restructuration d'une économie gérée jusqu'ici de façon dirigiste et qui a peu développé l'activité des entreprises de petite et moyenne taille. Ainsi, la dimension la plus forte de l'accord est dans l'offre d'appuis à la modernisation de tous les secteurs économiques. Une autre particularité de l'accord avec l'Algérie réside dans la mise en avant de la dimension sociale (immigration et circulation des personnes).

M. Aznar a souligné que « cet accord, outre le fait d'englober les traits communs qui définissent le partenariat de l'UE avec les pays de la rive sud, contient aussi une référence à la lutte commune contre le terrorisme ». Le Président Bouteflika a reconnu dans son discours, lors de la cérémonie de signature, que le traitement des questions liées aux questions migratoires peut créer des tensions ; « mais nous en parlons avec amitié et franchise » et pour le reste, je ne vois « ni contentieux, ni zone d'ombres » dans les relations entre mon pays et l'UE, a-t-il ajouté. Le Président algérien a réaffirmé son intérêt pour l'accord, appelant cependant à le mettre en œuvre « progressivement », rappelant que la négociation fut difficile en raison notamment des craintes exprimées par un secteur privé algérien encore fragile. La conclusion de cet accord avait été « retardée pour des raisons algéro-algériennes » mais « nous avons tenu le pari », et cet accord est l'instrument qui «donne à l'Algérie la possibilité de contribuer à l'Union du Maghreb arabe », a dit M. Bouteflika (sans préciser s'il s'agissait d'adhérer à l'accord d'Agadir ou s'il visait simplement l'UMA) et aussi de préparer son adhésion à l'OMC. M. Aznar a mis en exergue le fait que « l'Accord doit permettre à l'UE d'accompagner l'Algérie dans le développement des réformes économiques, ainsi que de contribuer à un dialogue politique substantiel », au sein duquel même des questions aussi délicates que la protection des droits de l'homme puissent être abordées avec toute la franchise et l'intensité possibles ». Le Commissaire aux relations extérieures Chris Patten a souligné aussi l'importance de la promotion des droits de l'homme et de la démocratie, éléments essentiels de l'accord.

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