- Europe: selon une étude de Ernst & Young, les projets d'investissements directs en Europe en 2001 ont baissé de manière significative, conséquence directe du ralentissement économique mondial, en général, et de la récession économique aux Etats-Unis en particulier. Le nombre de ces projets est passé effectivement de 2.243 en 2000 à 1.974 en 2001, soit un recul de 12%. Les pays les plus touchés sont ceux qui figurent en tête du palmarès. Les reculs les plus importants ont été enregistrés cependant par l'Irlande (-46%), les Pays-Bas (-37%) et la Suisse (-47%). En règle générale, si le recul sur l'ensemble du continent européen a été de 12% seulement entre 2000 et 2001, cet écart grimpe à -16% pour la zone euro et à -19% pour l'UE. A l'inverse, et à l'exception notable de la Pologne (-42%), les pays d'Europe centrale et de l'Est, ainsi que les pays proches de la Baltique (Finlande et Suède) ont vu leur part de marché augmenter: sur les 36 projets les plus importants, un peu plus de la moitié les concernent. Les investisseurs américains conservent malgré tout leur première place parmi les investisseurs étrangers en Europe avec une part de 37% contre 44% l'année précédente. L'Allemagne arrive en deuxième position avec 11% suivie du Japon, du Royaume-Uni et de la France (environ 5% chacun). Les secteurs ayant le plus investi en Europe en 2001 sont le software (plus de 17% du total des projets), l'automobile, l'électronique, les services aux entreprises, la chimie et la pharmacie. - Belgique: la Chambre de commerce américaine en Belgique (Amcham) a publié une étude (« 2001/2002 Amcham Survey on US Direct Investment in Belgium ») analysant le pouvoir d'attraction de la Belgique pour les investisseurs américains. Selon cette dernière, en 2002 , « le léger déclin des investissements américains en Belgique se poursuit ». Ainsi, la proportion des investissements directs des Etats-Unis vers l'Europe est passée de 5,3% dans les années 90-94 à 1,8% dans les années 95-99. Les trois dernières années, ce taux est passé sous la barre du pour cent. La part des investissements américains dans le nombre total des investissements étrangers place également la Belgique en queue de peloton européen. Les investissements américains représentent ainsi 12,7% des investissements étrangers contre une moyenne de 24,4% dans le reste de l'UE. Afin d'améliorer le climat d'investissement, la chambre plaide pour une réduction du coût élevé du travail et une accentuation de la flexibilité des travailleurs.