Cape Town, 25/03/2002 (Agence Europe) - Lors de sa session plénière à Cape Town, l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE a adopté une résolution sur la situation en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs. Elle note avec satisfaction la décision de reprendre la coopération entre l'Union européenne et le Burundi et souhaite que celle-ci soit rapide et efficace pour la reconstruction du pays. Elle demande le désarmement et la démobilisation des combattants, des garanties pour la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le retrait des troupes étrangères de la République démocratique du Congo (RDC). L'Assemblée insiste afin que la MONUC soit au plus vite équipée et mandatée pour localiser et identifier les groupes armés opérant en RDC et qu'elle reçoive un mandat fort pour organiser toutes les négociations nécessaires en vue de leur désarmement et de leur rapatriement et réinsertion. Elle espère que le dialogue intercongolais pourra aboutir à un nouvel ordre politique et de nouvelles institutions. L'Assemblée se réjouit de l'amélioration des relations entre l'Ouganda et le Rwanda ainsi que des efforts de leurs présidents pour désamorcer les tensions entre leurs pays. Elle encourage le Rwanda à poursuivre l'effort d'intégration dans la société civile et dans l'armée des anciens rebelles, en plus des 18 000 rebelles déjà réintégrés à ce jour. Elle demande à nouveau l'organisation d'une conférence internationale sur la région des Grands Lacs. S'agissant de la République centrafricaine, l'Assemblée condamne toute prise de pouvoir par la voie des armes et demande au gouvernement d'organiser un procès équitable pour les prévenus et de favoriser la réconciliation nationale. Elle se félicite enfin de l'accord de réconciliation conclu au Tchad.
Répondant à plusieurs orateurs qui avaient demandé durant le débat à la Commission d'apporter un soutien accru à la région des Grands Lacs et en particulier à la RDC, le représentant de la Commission, M. Theodorakis a dit: "Nous avons tout fait pour soutenir le processus, mais la dernière réunion sur le dialogue congolais conduit au défaitisme. En l'absence de volonté politique de toutes les parties, nous ne pouvons pas faire plus".