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Bulletin Quotidien Europe N° 8179
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) onu/developpement

L'Union européenne se dit déterminée à aller au-delà du consensus de Monterrey

Bruxelles, 25/03/2002 (Agence Europe) - Le "consensus de Monterrey" issu de la conférence de l'ONU sur le financement du développement ne permettra pas de donner au flux mondial d'aide publique au développement le coup de fouet nécessaire pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde à l'horizon 2015. Pour atteindre cet objectif auquel la communauté internationale a souscrit en septembre 2000 en adoptant "la déclaration du millénaire", il aurait fallu que les pays riches s'engagent à doubler, d'ici là, le volume total de leur assistance financière au développement pour la porter à 100 milliards de dollars par an. L'opposition des Etats-Unis à un tel engagement a empêché toute mention à ce sujet dans le texte final. D'où les nombreuses critiques qui ont qualifié la conférence de Monterrey de énième grand-messe incantatoire.

Les conclusions de cette conférence réitèrent que " la réalisation des objectifs de développement de la communauté internationale (…) appelle un nouveau partenariat entre les pays développés et les pays en développement" et consignent l'engagement de tous à "appliquer des politiques rationnelles, à instaurer une bonne gouvernance à tous les niveaux et à assurer la primauté du droit, à mobiliser les ressources nationales, à attirer les flux internationaux, à promouvoir le commerce international en tant que moteur du développement, à intensifier la coopération financière et technique internationale pour le développement, le financement viable de la dette et l'allégement de la dette extérieure et à renforcer la cohérence des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux".

Pour l'Union européenne, loin d'être la panacée, Monterrey est du moins à considérer comme une étape positive sur la voie de mesures plus concrètes. Selon le porte-parole du Commissaire Poul Nielson, cette conférence est "un succès car elle a permis d'augmenter le financement du développement, de dégager un accord sur la nécessité d'aller au-delà du consensus de Monterrey, et de préparer le Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable en septembre prochain". L'Union qui, en tant que premier donateur d'aide, s'est engagée à augmenter son effort de 20 milliards de dollars d'ici à 2006 et de 7 milliards par an à compter de 2006, a, selon lui, "mis la pression sur d'autres donateurs" et joué un rôle d'aiguillon dans la promesse qu'ont faite les Etats-Unis de doubler le volume de leur aide dans les trois ans en allouant 1 milliard de dollars supplémentaires.

Dès l'ouverture de la conférence, José Maria Aznar, président du Conseil européen, avait, lui aussi, confirmé «l'engagement des Quinze à redoubler d'efforts pour que Monterrey ne soit pas un point d'arrivée mais un point de départ». Et Romano Prodi avait précisé: "Nous sommes décidés à poursuivre notre ouverture commerciale, y compris dans les secteurs sensibles tels que l'agriculture, dans le cadre d'une négociation équilibrée de l'Agenda de Doha".

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