Cape Town, 25/03/2002 (Agence Europe) - L'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE a adopté une déclaration (et deux résolutions concernant des aspects plus spécifiques) sur les prochaines négociations visant à la conclusion de nouveaux accords commerciaux. Elle affirme que les futurs partenariats économiques régionaux devront contribuer à la transformation structurelle des économies des pays ACP et garantir qu'aucun pays ACP ne voit sa situation s'aggraver sur le plan des conditions d'accès au marché de l'UE (notamment en ce qui concerne les droits de douane et les règles d'origine). Elle demande le respect intégral du droit des pays les moins développés à des préférences commerciales non réciproques, et la prise en compte des spécificités des petits pays et des Etats insulaires. Les Accords devront prévoir une extension de l'aide au domaine des ajustements fiscaux, estime l'Assemblée qui demande aussi que des mécanismes consultatifs soient mis en place pour réduire autant que possible les effets négatifs de la réforme de la politique agricole commune sur les économies des pays ACP. L'Assemblée demande en outre aux deux parties de garantir "le caractère ouvert, transparent et global du processus" et elle précise qu'elle entend instaurer un mécanisme de suivi permanent de ces négociations.
L'Assemblée a par ailleurs adopté trois résolutions sur:
- le nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NOPADA): elle demande à la Commission de s'engager sérieusement, pour chacun des programmes et projets du NOPADA, à identifier les modes selon lesquels les programmes communautaires pourront soutenir le NOPADA, aussi bien directement que par l'intermédiaire du partenariat ACP-UE;
- les secteurs de production: l'Assemblée estime qu'il convient, pendant le reste de la période de traitement préférentiel, de soutenir des produits comme la banane de table et le riz, afin qu'ils puissent faire face à la concurrence sur le marché international, tant sur le plan de la qualité que sur celui de la quantité;
- le sucre: l'Assemblée demande une nouvelle fois à l'UE de maintenir le protocole sucre. L'UE est aussi invitée à prendre des mesures permettant de lutter contre les effets préjudiciables de la mise en œuvre de l'initiative "Tout sauf les armes" sur plusieurs pays ACP moins avancés.