Bruxelles, 07/03/2002 (Agence Europe) - Le social-démocrate allemand Martin Schulz, nouveau vice-président du groupe socialiste au Parlement européen, a estimé devant quelques journalistes que le Parlement européen doit aborder le problème de la position européenne de l'Italie, l'un des pays "fondateurs", où la coalition dirigée par Silvio Berlusconi comprend des éléments "brutalement anti-européens" ("Bossi est pire que Fini", remarque-t-il) et qui entrave les décisions de l'UE en matière de justice. Hans-Gert Pöttering, Président du groupe du PPE-DE (où siègent les élus de Forza Italia), a jusqu'ici "verrouillé" tout débat au Parlement européen à ce sujet, mais je pense qu'il pourra difficilement continuer à le faire, a estimé M. Schulz, en notant que le prix à payer pour présider le plus grand groupe du PE est bien élevé.
Par ailleurs, interrogé sur les dernières remarques critiques du chancelier Schröder à l'égard de la Commission européenne (voir EUROPE d'hier, p.7), M. Schulz a estimé qu'elles ne sont absolument pas "anti-européennes", mais s'inscrivent dans un débat tout à fait normal. La Commission Prodi peut, si elle le veut, rechercher au sein de la Convention sur l'avenir de l'Europe une "discussion ouverte" avec les Etats membres qui mettent en question son rôle, a-t-il estimé.