Bruxelles, 07/03/2002 (Agence Europe) - Le Commissaire Monti, chargé de la concurrence, a évoqué le 7 mars à Rome, devant une commission parlementaire, la complémentarité entre la politique de la concurrence et la réglementation dans le secteur de l'énergie, dans le cadre du processus de libéralisation en cours. Il a rappelé le rôle que la politique de concurrence peut jouer pour accélérer ce processus, soulignant que « la libéralisation du secteur de l'énergie (…) demeure une entreprise difficile, mais un objectif prioritaire pour la croissance de l'économie européenne ». Et de rappeler les trois conditions à réunir: 1) offrir aux consommateurs la liberté de choisir leur fournisseur ; 2) garantir la présence de plusieurs producteurs/ fournisseurs ; 3) assurer un accès transparent et non discriminatoire aux réseaux (voir EUROPE du 20 février, p.15). Quant à la transposition, des directives « électricité » et « gaz » dans les législations nationales, il a rappelé le cas de l'Italie qui, comme l'Espagne, a introduit dans sa législation des mesures de nature structurelle, en faisant allusion à la proposition du ministre Marzano « de redéfinir les « plafonds antitrust » en ce qui concerne la capacité de production et de limiter leur application dans le temps ». A propos des Etats membres qui protègent leurs anciens monopoles, M. Monti espère que le Conseil trouvera le courage d'exploiter pleinement les possibilités offertes par le traité, en évitant la paralysie qu'entraînent des veto croisés », et que le Sommet de Barcelone « ne se soustraira pas à sa responsabilité de donner une nouvelle impulsion politique» en la matière.