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Bulletin Quotidien Europe N° 8166
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mercosur/chili

M. Lamy invite les pays du Mercosur à porter "bien plus loin" leur relation avec l'UE - La Commission devrait sensibiliser le Conseil au problème argentin

Bruxelles, 07/03/2002 (Agence Europe) - Dans le cadre de sa tournée en Amérique latine qui s'est achevée en début de semaine (voir EUROPE d'hier, p.10), le Commissaire européen Pascal Lamy a invité les pays de Mercosur à prendre la décision "politique" de porter leur relation avec l'Union "bien plus loin" que l'ouverture des marchés en cours de négociation, a-t-on rapporté de source sûre. "Nous devons décider de l'envergure de notre future relation", a-t-il dit en substance aux responsables argentins et brésiliens.

Au Chili, auquel on prête à Bruxelles une vocation politique à adhérer au marché commun du Cône sud-américain, si ce n'est que ce pays est déjà plus avancé sur la voie de l'ouverture commerciale que ne le sont le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, M.Lamy a donné le coup d'envoi à la dernière ligne droite des négociations bilatérales sur une zone de libre-échange. L'objectif affiché conjointement est d'aboutir à un accord "politique" à la mi-mai, lors du Sommet UE/Amérique latine/Caraïbe, mais l'inquiétude commence à poindre du côté européen au vu des dissensions particulièrement fortes qui perdurent sur la reconnaissance des appellations régionales de vins et spiritueux.

A Buenos Aires, M.Lamy a pu prendre la mesure de la situation dramatique que vit l'Argentine et il a discuté au plus haut niveau du soutien que les Européens peuvent apporter et, plus particulièrement, de leur difficulté à agir de concert au sein du FMI, dont le rôle est pourtant potentiellement déterminant pour aider le pays à retrouver un équilibre. "On ne parle pas d'une seule voix et ça se sent", commente-t-on à Bruxelles. Des sources européennes n'excluent pas que la situation argentine puisse encore se dégrader malgré la relative accalmie de ces dernières semaines. La Commission européenne tentera sans doute, dans les semaines à venir, de sensibiliser le Conseil (vraisemblablement ECOFIN) à ce risque et à la nécessité de donner de la cohérence à la position européenne au FMI.

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