Rome, 05/03/2002 (Agence Europe) - Les leaders de l'opposition italienne (L'Ulivo) ont présenté à la Chambre des députés une interpellation urgente au gouvernement Berlusconi, après les déclarations d'Umberto Bossi sur une prétendue UE "fasciste et stalinienne" (au congrès de la Lega), et du ministre de l'Economie Giulio Tremonti sur la nécessité de se battre contre "les sbires de l'Antitrust européen".
Le 5 mars, dans les pages de La Repubblica, l'ancien ministre des Affaires étrangères Renato Ruggiero brise le silence qu'il gardait depuis sa sortie du gouvernement Berlusconi, le 5 janvier dernier, en affirmant: « si je ne l'avais pas fait alors, j'aurais dû le faire aujourd'hui, face aux monstruosités de Bossi". Les dernières déclarations ont été faites "pendant un congrès de parti, en présence de tous les leaders de la coalition", souligne M. Ruggiero, qui, en répondant à des questions, dit craindre que, "pour garder unie cette coalition gouvernementale hétérogène, les thèses de Bossi pourront influencer de manière significative - comme cela est déjà arrivé en partie - les positions européennes du gouvernement". M. Ruggiero relève en effet que ces déclarations ont été suivies ou bien par "des affirmations de plein soutien venant d'importants ministres" qui ne sont pas membres de la Lega ou par un "grand silence" ou encore par "des phrases vagues tendant à avaliser ce que Bossi dit plutôt qu'à le rejeter".