login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8157
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/serbie/montenegro

Suggestions de Javier Solana pour régler le problème constitutionnel de la RFY

Bruxelles, 22/02/2002 (Agence Europe) - Le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana, lors de la visite qu'il vient d'effectuer à Belgrade (où il a discuté jusqu'à trois heures du matin de vendredi avec le Président Kostunica, qu'il a vu à deux reprises ), a suggéré au Président du Monténégro Djukanovic, avec qui il a eu deux réunions séparées, "quelques idées sur la manière de régler le problème constitutionnel" des futures relations entre la Serbie et le Monténégro. M. Solana a quitté Belgrade avec le sentiment d'avoir "obtenu des progrès", et "plus optimiste" qu'à son arrivée, mais à ce stade M. Djukanovic n'a pas réagi à ses idées et a répété sa préférence pour une Union de deux Etats indépendants ayant chacun un siège à l'ONU.

Javier Solana a résumé ses suggestions dans un article intitulé "La voie la plus rapide vers la pleine intégration européenne" publié par le quotidien monténégrin Vijesti dans lequel il se prononce pour l'établissement d'une "Union de la Serbie et du Monténégro", qui "aurait peu de compétences, laissant suffisamment de marge pour que les républiques constituantes gèrent leurs propres affaires". Ainsi, alors que "l'Union aurait un seul siège aux Nations Unies, elle permettrait au Monténégro de jouer un considérable rôle international", et il y aurait "des sauvegardes pour assurer que le Monténégro ne sera plus jamais dominé par la Serbie comme à l'époque de Milosevic" et "qu'aucune République ne pourrait être obligée de revenir sur les réformes déjà réalisées". Enfin, des dispositions prévoiraient que "dans quelques années, chaque République pourra revoir ces arrangements et décider de son propre avenir".

Dans son article, M. Solana souligne que l'UE "n'a pas oublié le rôle crucial du Monténégro pendant les sombres années Milosevic", et affirme que "lorsque nous offrons nos idées sur la question du futur statut, ceci ne devrait pas être pris pour une ingérence (...), mais comme une sincère expression de préoccupation de la part d'un ami sincère et d'un futur partenaire européen". Selon lui, les Monténégrins devraient "tenir compte des nouveaux développements en Europe", et savoir que leur bien-être ne sera pas déterminé par "un siège aux Nations Unies ou un réseau d'ambassades". Car, rappelle-t-il, la notion même de souveraineté " a profondément changé dans la nouvelle Europe", où les Etats membres ont renoncé à une partie de leur souveraineté pour bénéficier pleinement de l'intégration. Ainsi, "de nouvelles opportunités sont apparues pour d'anciennes nations comme l'Ecosse et la Bavière", caractérisées aujourd'hui par un "sens très développé d'identité, un dynamisme économique et une autonomie substantielle", constate M. Solana, en se demandant: "pourquoi ne serait-ce pas une perspective attrayante pour le Monténégro ?".

Soutien aux efforts de M. Solana pour un accord sur la future structure fédérale de la Yougoslavie

Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, qui regroupe 43 pays en Europe, a apporté son soutien aux efforts du Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, en vue d'atteindre un accord politique sur la future structure fédérale de la Yougoslavie. Il se déclare convaincu que les propositions faites par M. Solana "servent les intérêts à la fois de la Serbie et du Monténégro et offrent les meilleures perspectives pour une intégration conjointe et rapide au sein des structures de l'Europe démocratique, à commencer par le Conseil de l'Europe". Le Comité des ministres réaffirme son soutien à « un Monténégro démocratique dans une Yougoslavie démocratique ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE