Bruxelles, 22/02/2002 (Agence Europe) - Le niveau d'utilisation des crédits d'engagement disponibles en 2001 pour la politique régionale "atteint un niveau très proche des 100%", s'est félicité le Commissaire Michel Barnier en s'adressant jeudi à la commission de la politique régionale du Parlement européen. Au 31 décembre 2001, la Commission avait budgété 99,5% des crédits d'engagement prévus au budget pour 2001 (soit 26,52 milliards d'euros) et utilisé 71,3% des crédits de paiement (14,82 milliards d'euros). Trois mois auparavant, au 30 septembre, 88,2% des 26,63 milliards d'euros de crédits d'engagement (CE) et 49,8 % des 19,17 milliards de crédits de paiement (CP) prévus pour 2001 avaient été utilisés (voir EUROPE du 12 octobre). L'augmentation manifeste de l'utilisation des crédits disponibles au dernier trimestre de l'année dernière est particulièrement forte pour les initiatives Urban et Interreg, suivant la série d'adoption des programmes relevant de ces initiatives en toute fin d'année.
Le résultat est meilleur pour les Fonds structurels (73,1% des CP) que pour le Fonds de cohésion, réservé à l'Espagne, la Grèce, le Portugal et l'Irlande (62,8% des CP), avec toujours un grand retard, jugé "décevant" par le Commissaire, pour l'utilisation des crédits du fonds de pré-adhésion Ispa (58,1% des CP, malgré 100% des CE). Plus en détail, pour les Fonds structurels: Objectif 1 (100% des CE et 71% des CP), Objectif 2 (100% CE et 74,8% CP); Interreg (84,5% CE et 41,3% CP), Urban (100% CE et 84,5% CP), actions innovatrices (97,4% CE et 39,2% CP). Le Commissaire Barnier va examiner avec les Etats membres la manière dont sont établies les prévisions budgétaires, parce qu'il y a un "véritable écart entre les prévisions transmises par les Etats membres et leurs demandes réelles". M. Barnier a aussi rappelé que les crédits engagés devaient être suivis de dépenses dans les deux années qui suivent, sous peine d'être perdus.
Le Commissaire en charge de la politique régionale était aussi venu devant la commission parlementaire pour présenter le rapport intérimaire sur la cohésion adopté le 30 janvier dernier par la Commission . Il a rappelé les grandes lignes de ce rapport: réactualisation et nouvelle présentation chiffrée du développement des régions de l'UE et des pays candidats, annonce de la volonté de la Commission d'avancer à fin 2003 les propositions pour la prochaine période de programmation (voir EUROPE du 31 janvier). C'est surtout sur ce point, l'avenir et la réforme de la politique régionale après 2006, que le Commissaire a été interrogé par les députés. L'ancien président de la commission régionale, Konstantinos Hadzidakis (PPE, Grec) s'est interrogé sur les critères pris en compte pour déterminer l'éligibilité aux aides européennes. Pour Helmut Markov (GUE/NGL Allemand), il ne suffit pas d'attribuer 0,45% du PIB communautaire à la politique de cohésion, qu'il "ne faut absolument pas renationaliser". Le Parlement européen vient de se prononcer sur le deuxième rapport sur la cohésion, et que le rapport intérimaire vient compléter. Les députés européens soutiennent une grande partie des positions de la Commission (voir EUROPE du 14 février p.16).