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Bulletin Quotidien Europe N° 8153
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/aide exterieure

Le Conseil Affaires générales confirme son engagement en faveur d'une efficacité accrue de l'aide extérieure de l'UE - Pour la création d'une réserve financière utilisable pour la PESC

Bruxelles, 18/02/2002 (Agence Europe) - Le débat d'orientation des ministres des Affaires étrangères des Quinze sur l'amélioration de l'aide extérieure de la Communauté a été alimenté par un rapport d'étape chiffré que le Commissaire aux Relations extérieures, Chris Patten, a présenté lundi au Conseil, sur les progrès réalisés et les efforts encore à faire pour atteindre les quatre objectifs visés par la réforme de la gestion de l'aide - une aide plus stratégique, plus uniforme, plus décentralisée et plus efficace. Il a permis aux ministres d'exprimer leur engagement en faveur d'un impact et d'une visibilité accrus de l'assistance de l'Union aux pays en développement - toutes régions confondues - et leur volonté de ne pas laisser aux seuls ministres du Développement le débat sur l'exercice de réforme entamé par la Commission européenne en mai 2000.

Le rapport d'étape fait état de progrès dans la programmation stratégique et l'évaluation de l'aide (plus de 100 stratégies par pays ou région sont bouclées ou bien avancées), dans l'unification du cycle des projets sous l'égide d'EuropAid, dans la déconcentration des compétences de gestion de la Commission vers ses délégations (10 délégations jouissent déjà du transfert de compétences, 7 sont sur le point d'en bénéficier, et la seconde vague de déconcentration portant sur 26 délégations est en cours de préparation), dans la
réduction des "engagements dormants" (ramenés à 20 milliards d'euros à la fin 2001, soit 590 millions de moins qu'à la fin 2000), et dans le rythme de décaissement des fonds engagés (en 2001, 5,33 milliards d'euros ont été décaissés sur 5,76 milliards d'euros engagés, et depuis le début de 2002, la mise en oeuvre du budget est très satisfaisante, avec un décaissement de 3 104 millions d'euros sur les 3 617 millions d'euros engagés). En revanche, des progrès sont encore attendus sur le plan de la coordination dans la mise en oeuvre des programmes.

Les principaux points d'accord qui se sont dégagés du débat de la réforme ont été résumés comme suit par la Présidence espagnole: 1) nécessité d'approfondir et de développer des stratégies régionales en appui à la politique extérieure de la Communauté; 2) utilité de réaliser des études de cas sur différents pays pour analyser la cohérence entre l'action de la Communauté et celle des Etats membres, et améliorer la coordination des interventions; 3) nécessité de renforcer le rôle de la Commission dans l'exercice de déconcentration des compétences de gestion et d'étoffer le personnel et les moyens techniques à la disposition des délégations de la Commission dans les différents pays pour réussir la décentralisation.

A l'issue du débat, le Conseil a demandé au groupe de travail compétent en son sein de travailler, en étroite coopération avec la Commission, sur les trois piliers (coopération au développement, Justice/ Affaires intérieures, PESC) lors de l'élaboration des stratégies par pays, d'étudier comment renforcer le rôle de l'Union dans les organisations internationales, en particulier à l'ONU, de voir comment utiliser la procédure qui permet de désengager les fonds qui n'ont pas été mobilisés afin d'alimenter les ressources financières disponibles pour la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et créer des réserves permettant de faire face à des crises non prévues (crises dont la Communauté a fait récemment l'expérience en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan), et de réfléchir aux moyens d'améliorer la qualité de l'aide, en particulier en matière d'appui à la démocratie et au développement des capacités institutionnelles des pays bénéficiaires.

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