Bruxelles, 18/02/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne a donné un feu vert conditionnel au projet de rachat de l'entreprise française Royal Canin par Masterfoods Holding, filiale française du groupe américain Mars Inc. Telle que notifiée, l'opération aurait donné lieu à des problèmes de concurrence sur plusieurs marchés d'aliments pour animaux domestiques, c'est pourquoi la Commission a assorti son autorisation à plusieurs conditions. L'entreprise américaine d'agro-alimentaire Mars détient notamment les marques Pedigree, Advance, César, Whiskas et Sheba, vendues dans le monde entier, ainsi que les marques nationales ou régionales comme Canigou et Brekkies. Royal Canin est, pour sa part, le premier fournisseur d'aliments préparés secs pour animaux de compagnie. A l'issue de son enquête, la Commission a constaté des problèmes de concurrence sur le marché français des aliments pour chiens. Royal Canin y est incontestablement le principal acteur et l'entreprise a représenté environ un tiers du total des ventes de produits alimentaires préparés secs pour chiens en 2000. Sans mesures correctives, l'opération de concentration aurait sensiblement renforcé cette position dominante et aurait conféré à l'entité des parts de marché très élevées dans les points de vente spécialisés. Mars s'est donc engagé à céder deux importants centres de production à La Chapelle (Loir-et-Cher) et à Moulin (Allier) ainsi que toutes les activités liées aux marques Advance, Premium, Royal Chien et Playdog. En Allemagne, la transaction aurait également engendré des problèmes de concurrence sur le marché des aliments pour chats et pour chiens dans les points de vente spécialisés. En ce qui concerne les aliments secs pour chiens, la cession de Advance, Premium et Playdog permettra une réduction satisfaisante des parts de marché. Dans le secteur des aliments secs pour chats, la cession de Brekkies ainsi que d'autres actifs permettra largement à l'acquéreur de concurrencer l'entité issue de la concentration. Etant donné que, d'une part, les activités cédées sont de qualités différentes et confèrent une masse critique à l'acheteur et que, d'autre part, celui-ci sera suffisamment puissant pour résister à la concurrence de la nouvelle entité, la Commission a finalement autorisé l'opération.