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Bulletin Quotidien Europe N° 8153
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/affaires generales

Les Quinze poursuivent les discussions sur le Proche-Orient sans dégager de consensus sur les modalités concrètes de leur approche "politique"

Bruxelles, 18/02/2002 (Agence Europe) - Les ministres européens des Affaires étrangères ont poursuivi, lundi au sein du Conseil Affaires générales, la discussion sur le Proche-Orient entamée lors du Conseil informel de Caceres, sur la base d'un document de synthèse de la Présidence. Ils ont confirmé leur volonté de mettre l'accent sur une approche politique, pour sortir de l'impasse sécuritaire, sans pour autant dégager un consensus sur le contenu concret de cette approche. "Les discussions ont porté sur le stock d'idées présentées par la France, l'Allemagne ou l'Italie notamment, mais sans définir de plan. Nous continuerons à travailler sur le sujet", a résumé le ministre français Hubert Védrine. Le Britannique Jack Straw et l'Allemand Joschka Fischer, qui reviennent d'une visite dans la région, insistent toujours sur la priorité du rétablissement de la sécurité, a remarqué Hubert Védrine, en estimant que ses homologues s'étaient même "éloignés du consensus de Caceres".

Le président du Conseil, Josep Piqué, a exposé aux ministres des lignes directrices synthétisant le document de travail qu'il avait présenté au Conseil informel de Caceres et le résultat des débats de cette rencontre (voir EUROPE du 11 février, p.6). Dans cette "photographie instantanée des réflexions en cours", selon l'expression d'Hubert Védrine, le document insiste sur la nécessité de rétablir une "perspective politique solide", car "une approche basée exclusivement sur des considérations sécuritaires n'est pas suffisante pour régler la crise actuelle et pour rompre la spirale de la violence".

Dans cette perpective, la Présidence espagnole estime que du point de vue de la sécurité, l'UE "doit insister sur le fait que les obligations demandées aux deux parties sont simultanées et sans conditions". L'UE doit être prête à se "prononcer clairement" sur le degré d'accomplissement des 100% d'efforts attendus de l'Autorité palestinienne. "Un mécanisme impartial de supervision serait utile à cette fin". Enfin, "l'UE devrait continuer à étendre et à améliorer sa participation en matière de sécurité sur le terrain, en incluant la manière de freiner les flux financiers qui se dirigent vers les extrémistes".

Sur le terrain politique, l'UE devrait continuer à "manifester son soutien aux contacts directs et au dialogue que les deux parties sont en train de maintenir", en particulier le dialogue entre Abu Ala, le Président de l'Assemblée palestinienne, et Shimon Peres, le ministre israélien des Affaires étrangères, sur la création d'un Etat palestinien. "Cette approche implique que l'établissement de cet Etat serait préalable aux négociations du Statut permanent", précise le document de la présidence. La viabilité de l'Etat palestinien devrait être assurée par le respect des accords territoriaux déjà conclus, le renforcement de la légitimité démocratique et la consolidation institutionnelle de l'autorité palestinienne et, du point de vue économique, la reprise de flux commerciaux "sans entraves". Javier Solana devrait se rendre dans la région à la fin de la semaine.

(Reuters indique, de Madrid, que Shimon Peres sera jeudi, dans la capitale espagnole pour y rencontrer José Maria Aznar et Josep Piqué)

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