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Bulletin Quotidien Europe N° 8153
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

La violence envers les femmes au centre de la réunion informelle des ministres de l'Egalité des chances - Anna Diamantopoulou plaide pour une approche intégrée

Bruxelles, 18/02/2002 (Agence Europe) - Les ministres de l'Egalité des Chances des Quinze et/ou leurs représentants ainsi que ceux des pays candidats sont réunis de manière informelle le 18 (au soir) et le 19 février à Saint-Jacques-de-Compostelle, sous la présidence de Juan Carlos Aparicio, pour débattre de la violence à l'égard des femmes, et plus particulièrement de: cette forme de violence depuis l'école, la protection des victimes et la condamnation des agresseurs, le harcèlement moral au travail et les campagnes de sensibilisation. La Commission est représentée par Anna Diamantopoulou.

Au cours de cette réunion, Juan Carlos Aparicio devrait exposer deux initiatives de la Présidence espagnole pour lutter contre la violence à l'égard des femmes: une étude sur les mesures mises en oeuvre dans tous les Etats membres de l'UE pour combattre ce phénomène, et la décision de la Présidence d'élaborer un guide des bonnes pratiques pour réduire les effets de la violence envers les femmes et obtenir son éradication au sein de l'Union.

A l'ouverture des travaux, Anna Diamantopoulou a appelé à "rompre le silence, pour prévenir la violence envers les femmes en Europe" tout en rappelant quelques chiffres, à savoir notamment que: 1) une femme européenne sur cinq a souffert de violence de la part de son conjoint à l'un ou l'autre moment de sa vie; 2) au Royaume-Uni, une femme meurt tous les trois jours à cause de la violence domestique; en Autriche, la moitié des divorces ont pour cause la violence envers les femmes. Soulignant que ce type de violence constitue un "crime du point de vue de la loi", Mme Diamantopoulou a déclaré: "Nous devons agir. Nous devons nous concentrer sur les causes de cette violence et pas seulement sur ses effets, et mettre de l'argent, des fonds publics dans cette lutte". La Commissaire a demandé d'aider les femmes à être moins vulnérables, en les encourageant à exercer leurs choix et en envoyant un signal clair de refus de la violence et de la discrimination. "C'est là un défi pour les hommes politiques, les partenaires sociaux, la société civile", a-t-elle estimé. "Je suis confiante que la Présidence danoise du Conseil de l'UE, qui se tiendra au second semestre de cette année, poursuivra l'excellent travail des Espagnols, particulièrement en ce qui concerne l'établissement d'indicateurs communs" , a-t-elle ajouté. Mme Diamantopoulou a plaidé pour une approche intégrée et pour la coopération entre les divers secteurs politiques concernés: les Affaires sociales, mais aussi la Justice / Affaires intérieures (JAI), la Santé et l'Education. Elle a enfin annoncé la tenue, lors du Conseil formel Affaires sociales du 7 mars prochain à Bruxelles, d'un débat public sur la violence envers les femmes.

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