Bruxelles, 18/12/2001 (Agence Europe) - Jeudi dernier à Strasbourg, le Parlement européen a, en adoptant le rapport de la démocrate-chrétienne luxembourgeoise Astrid Lulling, sur la mise en œuvre de la législation communautaire concernant la production et la commercialisation du miel, demandé à la Commission européenne de proposer un régime ciblé d'aide destiné à promouvoir la valeur diététique et thérapeutique des produits apicoles.
Dans le cadre de la révision à mi-parcours de l'Agenda 2000, il est demandé à la Commission de rédiger une étude d'impact financier et économique, éventuellement accompagnée des propositions législatives, sur la faisabilité de la mise en œuvre des mesures suivantes: - le financement de la lutte contre la varroase et des autres maladies des abeilles dans le cadre de la politique vétérinaire ; - l'instauration d'une prime de pollinisation par ruche en faveur de tous les apiculteurs européens ; - l'introduction d'une prime compensatoire annuelle pour les pertes de revenus à verser par l'intermédiaire des organisations des producteurs et qui serait calculée en multipliant la production moyenne de miel par ruche dans l'UE par la différence entre les prix moyens à la production et les prix à l'importation.
Le PE constate que les programmes cofinancés par l'UE sur la base des dispositions du règlement de 1997 « sont insuffisants du point de vue qualitatif et quantitatif » et qu'ils n'ont pu enrayer la crise structurelle du secteur. Il demande aussi un étiquetage obligatoire des miels extra-communautaires mentionnant l'indication du pays d'origine. Le Parlement dénonce par ailleurs l'application de droits antidumping par l'administration commerciale des Etats-Unis sur les importations de miel d'Argentine et de Chine, principaux exportateurs et fournisseurs de l'UE, « qui provoquent une plus forte pression de ces échanges sur le marché communautaire et entraînent la chute des prix et des revenus des apiculteurs européens ».