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Bulletin Quotidien Europe N° 8116
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/algerie

Des associations déplorent la signature de l'accord d'association

Bruxelles, 18/12/2001 (Agence Europe) - Diverses associations et personnalités ont réagi à la venue du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Bruxelles où il a rencontré mardi la présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, avant de signer, ce mercredi, l'accord d'association UE/Algérie en présence de MM. Prodi, Patten et Lamy.

Dans une lettre adressée à Mme Fontaine, M. Prodi et aux députés européens, le Comité belge de solidarité pour la démocratie en Algérie et deux associations berbères affirment qu'en Algérie règne une « dictature militaire et mafieuse légitimée en 1999 à la suite d'élections truquées » et évoquent la centaine de jeunes assassinés en Kabylie par les forces armées entre avril et juin 2000, la violation des libertés individuelles, « le code de la famille, archaïque et rétrograde, discriminatoire à l'égard des femmes (…), fruit d'un compromis entre le pouvoir et les intégristes ». « Pensez-vous vraiment qu'un tel partenaire soit honorable et acceptable ? Comment pensez-vous pouvoir mettre en oeuvre la clause relative au respect des droits de l'homme, incluse dans l'accord (…), alors même que ces droits sont quotidiennement bafoués par le pouvoir algérien ? », disent ces associations qui demandent notamment: - une constitution démocratique ; - la reconnaissance officielle de la langue amazighe (berbère) ; - l'égalité des femmes et des hommes ; - la répartition équitable des richesses nationales. Pour Amnesty International, qui souligne aussi les nombreuses violations des droits de l'homme, les disparitions, assassinats et autres actes de torture, la signature de l'accord d'association démontre tout simplement que « la clause des droits de l'homme ne vaut pas plus que le papier sur lequel elle est écrite ». La verte française Hélène Flautre a signé, avec 70 autres personnalités, une pétition qui reproche à la Commission européenne et aux Quinze d'avoir fait le choix de « s'associer à l'Algérie des généraux » qui est, depuis dix ans, responsable avec les islamistes de 200 000 morts, plus de 10 000 disparus, des millions de blessés. Les signataires déplorent que « face au péril islamiste », l'Europe ait choisi de « soutenir des militaires notoirement corrompus et sanguinaires » en reprenant à son compte ce que Nixon disait du dictateur nicaraguayen Somoza: « C'est un fils de pute, mais c'est notre fils de pute ».

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