Laeken, 17/12/2001 (Agence Europe) - Le Conseil européen de Laeken des 14 et 15 décembre a, comme tous les sommets européens, énoncé dans ses conclusions une série d'engagements que les chefs d'Etat et de gouvernement se fixent à eux-mêmes et des tâches qu'ils confient au Conseil de l'Union. Cette fois-ci, outre la problématique de l'élargissement (voir plus haut), il s'agissait en particulier des questions suivantes:
Bilan du plan d'action de Tampere. Sur les questions d'asile et d'immigration, pour lesquelles le Sommet a bien dû reconnaître que le bilan était maigre, les Quinze ont demandé à la Commission de revoir sa copie sur une partie des propositions déjà sur la table, mais n'ont pas fixé de date butoir pour leur adoption, contrairement à ce que souhaitait la Présidence (voir EUROPE du 15 décembre, p. 15). L'Allemagne, tout particulièrement, a insisté pour que le Sommet demande à la Commission de présenter de nouvelles propositions non seulement pour les procédures d'asile, ce qui était déjà acquis, mais aussi pour le regroupement familial et le règlement Dublin II. Par contre, alors que le dernier projet de conclusions proposait de demander aussi de revoir les propositions de définition du terme de réfugié et des formes de protection subsidiaire, le Conseil est seulement appelé à "accélérer ses travaux" sur ces questions. La Présidence a essayé jusqu'à la dernière minute d'inscrire dans les conclusions que "l'exigence de l'unanimité constitue un obstacle, de même que la réticence à changer les législations nationales" pour avancer sur les questions d'asile et d'immigration. Elle pensait que les pays réticents accepteraient cette référence en échange de l'éloignement des échéances pour l'asile et l'immigration, mais elle n'a finalement pas réussi.
Galileo. Malgré les pressions de la Commission européenne, le Sommet n'a pas pris d'engagement pour une décision rapide sur la poursuite du projet européen de navigation et positionnement par satellite. Si les Quinze ont bien évoqué le sujet, ils ont fixé seulement la date de mars 2002 pour une décision sur l'entreprise commune, et juin 2002 au plus tard pour le règlement destiné à lancer la suite du projet. Pour ce règlement, les conclusions parlent tout de même de l'"arrêter d'ici juin 2002" (voir notre Edition spéciale).
Par ailleurs, a été finalement supprimé des conclusions (à la demande, principalement, du Royaume-Uni) un passage sur la coalition internationale contre le terrorisme qui affirmait qu'une éventuelle extension géographique des opérations militaires menées en Afghanistan (allusion notamment aux déclarations américaines concernant l'Irak) "ne pourra se faire sans l'approbation préalable de la communauté internationale".