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Bulletin Quotidien Europe N° 8115
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

M. Larson plaide pour un système garantissant la libre circulation des OGM et des labels "sans OGM"

Bruxelles, 17/12/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a réservé un accueil plutôt frais aux suggestions avancées, la semaine dernière, par les Etats-Unis en vue d'« améliorer » le système communautaire en gestation pour la traçabilité et l'étiquetage des produits susceptibles de contenir des organismes génétiquement modifiés. Ce système est « impraticable, pesant, discriminatoire et désavantageux même pour l'Europe », a estimé Alan P.Larson, le Sous-Secrétaire d'Etat pour les affaires économiques et agricoles des Etats-Unis, lors d'une brève visite à Bruxelles, mercredi dernier, en soulignant l'impatience grandissante de Washington face à l'embargo européen sur les OGM

La patience américaine n'a pas cessé de s'amenuiser après trois années de gel du processus d'approbation des produits génétiquement modifiés, a indiqué M.Larson en signalant que « cette question est à l'évidence très importante commercialement parlant pour les Etats-Unis ». « Je suis ici pour comprendre où l'on en est afin de pouvoir ensuite décider de la meilleure marche à suivre », a-t-il dit, sans toutefois parler à ce stade d'une plainte auprès de l'OMC. Le sentiment du côté américain est que, parmi « les nombreuses approches (qui) ont été essayées, aucune n'a marché » et la Commission n'a pas encore fait tout ce qui était en son pouvoir, avec les compétences qui sont les siennes, pour faire appliquer les réglementations et législations communautaires, a-t-il dit en substance, en revenant à plusieurs reprises sur l' « urgence » de consentir « un réel effort politique » pour faire redémarrer la procédure d'approbation. Il en va aussi de l'intérêt des Européens sur l'un des marchés émergents les plus importants et, plus encore, de l'avenir des populations qui souffrent de la faim, a-t-il estimé, en développant longuement cet argument pour le moins controversé de l'usage des biotechnologies en réponse à ce problème particulièrement aigu et complexe du Tiers monde.

Sur le second volet de l'affaire des OGM, M.Larson a invité l'Union à « améliorer et reconsidérer » sa proposition visant à mettre en place un système de traçabilité et d'étiquetage qui, en l'état, ne lui semble pas pouvoir tenir la route. Ce projet, qui a été présenté quelques jours plus tôt à Genève, s'avérerait en outre « discriminatoire » en l'absence de « justification pour un traçage et un étiquetage onéreux qui couvre (les OGM) et pas d'autres produits » comme les vins et les fromages pourtant susceptibles d'être fabriqués à l'aide d'enzymes génétiquement modifiés, a-t-il affirmé, en suggérant aux Européens de considérer « d'autres modèles » disponibles, notamment à la lumière des expériences concluantes faites à travers le monde, si leur objectif est réellement de faciliter le choix des consommateurs. Un label « non-génétiquement modifié » serait sans doute plus précis, efficace et facilement contrôlable que de stigmatiser les produits pour ce qu'ils sont susceptibles de contenir. Autant estampiller le tout de « potentiellement génétiquement modifié ou l'enlever carrément des étalages », a-t-il dit ironisé. Cette « option » a déjà été discutée il y a longtemps, a-t-on répliqué à la Commission européenne, en rappelant que la Commission l'avait jugée « insuffisante pour informer les consommateurs ». « Nos propositions sont sur la table et nous n'allons pas les changer », a indiqué le porte-parole.

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