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Bulletin Quotidien Europe N° 8101
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Dans sa synthèse sur l'économie de l'UE en 2001, la Commission recommande d'augmenter l'âge de la retraite

Bruxelles, 28/11/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, mercredi, son « Bilan 2001 » de l'économie de l'UE dans lequel elle souligne à nouveau la détérioration « rapide et continue des perspectives économiques à court terme » et souligne que seule une série de réformes audacieuses, comme l'augmentation de l'âge de la retraite, la flexibilité accrue des travailleurs, l'innovation technologique et l'intégration des marchés financiers, permettra à la zone euro de renouer avec une croissance forte. « Le Bilan 2001 vise à axer l'orientation des politiques sur les actions nécessaires pour parvenir à une reprise durable, soutenue et tirée par la demande. Il est essentiel que l'Europe investisse dans l'avenir », a commenté le Commissaire Pedro Solbes, ajoutant que ce document « fournit les bases analytiques nécessaires pour l'élaboration des principales recommandations qui figureront dans les grandes orientations des politiques économiques. »

La Commission estime que la zone euro ne renouera pas avec une croissance solide et durable, et ne parviendra pas à son objectif de devenir l'économie la plus compétitive du monde en 2010, si des réformes approfondies ne sont pas entreprises sans retard. L'avenir des systèmes de retraite soumis au choc du vieillissement de la population constitue une bombe à retardement pour les finances publiques, souligne la Commission qui estime qu'il faudrait augmenter l'âge de la retraite, ce qui aurait pour effets positifs de « doper la croissance, réduire les pressions budgétaires » et d'assurer la « soutenabilité politique en termes de distribution des revenus. » Elle explique que le gain budgétaire serait intéressant puisque pour chaque année supplémentaire travaillée avant la retraite, l'impact des retraites sur les dépenses publiques serait réduit de près d'un point de PIB. La Commission recommande aussi une conversion partielle au financement par capitalisation (c'est-à-dire une « approche mixte »), qui serait préférable à un système uniquement financé par répartition ou par capitalisation.

La Commission constate que l'investissement n'a pas résisté aux récents chocs économiques et explique la « médiocrité » de la croissance de l'investissement dans la zone euro par les rigidités structurelles. Selon elle, il serait nécessaire d'introduire une plus grande flexibilité sur les marchés du travail afin d'attirer durablement les investisseurs. Le « bilan 2001 » de l'économie européenne permet aussi de tirer les conclusions suivantes: - la création d'un marché financier intégré leur permettrait aux investisseurs d'accéder à des financements compétitifs dans la zone euro, comme c'est actuellement le cas aux Etats-Unis (les progrès réalisés sur ce dossier en 1999 sont au point mort, ce qui pourrait « saper la confiance des marchés financiers », écrit la Commission) ; - l'innovation technologique n'est toujours pas en Europe le moteur de la croissance (contrairement à ce qui a prévalu pendant dix ans aux Etats-Unis, jusqu'au début de la récession). Sur ce dernier point, la Commission juge indispensable le développement d'investissements en matière d'infrastructure et de capital humain.

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