Bruxelles, 28/11/2001 (Agence Europe) - Avec sa communication adoptée mercredi sur l'état d'alerte préventive des experts en protection civile en vue de faire face aux urgences éventuelles, la Commission européenne répond à la demande que lui avait faite le Sommet européen de Gand de mettre en place un programme coordonné d'urgence pour répondre à d'éventuelles menaces bioterroristes dans l'Union.
Cette communication au Parlement et au Conseil a été préparée conjointement par les Commissaires Wallström (Protection civile), Byrne (Santé), Busquin (Recherche) et le président Romano Prodi. La Commission y décrit ce qu'elle a entrepris - depuis le 11 septembre et les alertes à l'anthrax qui ont suivi - pour améliorer la capacité de réponse de la Communauté en mobilisant ses ressources et son expertise pour optimiser le fonctionnement des réseaux communautaires de protection civile et de surveillance des maladies transmissibles et l'adapter à cette nouvelle donne (voir EUROPE du 21 novembre, p. 15). Elle annonce qu'elle va nommer un coordinateur européen de haut niveau, lequel sera responsable de la gestion et de la coordination des actions de protection civile.
Dans un communiqué, Romano Prodi déclare: "Les événements récents nous ont montré combien il est important d'assurer au public qu'au niveau européen, nous sommes déjà prêts et préparés à réagir aux menaces terroristes. La Commission a rapidement étendu son système existant de protection civile pour répondre efficacement et de manière coordonnée à de telles menaces, qu'elles soient d'origine biologique, chimique ou nucléaire".