Bruxelles, 22/11/2001 (Agence Europe) - En sa qualité de Présidente en exercice du Conseil de l'UE, la ministre belge déléguée aux Affaires étrangères Annemie Neyts a réaffirmé l'engagement de l'Union à oeuvrer à l'intégration de la « gouvernance sociale » dans le processus de mondialisation, à l'occasion d'un entretien avec le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), le Chilien Juan Somavia, qu'elle a reçu à Bruxelles, ce mardi. Mme Neyts, qui faisait partie de la délégation européenne à Doha, a regretté que les Quinze n'aient pas été suivis par leurs partenaires commerciaux dans la formulation d'une « déclaration forte » sur les normes sociales et la nécessité d'établir un dialogue sur la question, notamment entre l'OIT et l'OMC, afin que la « mondialisation contribue davantage à un développement social global et au respect des droits fondamentaux ». Elle a souligné que la Commission a été invitée par le Conseil à poursuivre et intensifier ses efforts visant à convaincre l'OMC de s'impliquer dans un tel dialogue, au travers d'un forum permanent. L'Union et ses Etats membres participent pour leur part aux travaux qui viennent d'être lancés à l'OIT, au sein d'un groupe de travail spécifiquement destiné à traiter de « la dimension sociale de la mondialisation »qui devrait rendre compte de ses résultats à la Conférence que l'institution tiendra en juin 2003. La « plus-value de Doha » procède surtout du fait que, pour la première fois, des thèmes sociétaux horizontaux, en l'occurrence le développement et l'environnement, figurent à l'agenda de l'OMC, « y compris le thème social », a ajouté Mme Neyts. « Le commerce ne peut être dissocié du contexte social et sociétal dans lequel se font les échanges internationaux », d'autant que « la globalisation ne concerne pas seulement le commerce et la prospérité, mais aussi le développement du bien-être et le développement durable ».