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Bulletin Quotidien Europe N° 8094
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sante

Un nouveau réseau financé par la Commission va collecter des données sur la consommation d'agents antimicrobiens en Europe

Bruxelles, 19/11/2001 (Agence Europe) - La conférence européenne sur l'utilisation des antibiotiques en Europe, qui s'est tenue à Bruxelles du 15 au 17 novembre, a permis de présenter à la presse le nouveau réseau européen de surveillance de la consommation des agents antimicrobiens ESAC qui a démarré ses travaux le 1er novembre. Ce réseau financé par la Commission européenne sera piloté par une équipe de l'Université d'Anvers dirigée par le professeur Herman Goossens en vue de collecter d'ici la fin 2003 des données comparables dans les quinze Etats membres de l'Union européenne ainsi que dans d'autres pays européens (à l'heure actuelle, Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Islande, Malte, Pologne, Russie, Slovaquie, Slovénie, Turquie, Lituanie). Les seules données actuellement disponibles montrent une nette différence entre les pays du sud de l'UE, la Belgique et le Luxembourg d'une part et, d'autre part, les pays du nord où l'on consomme beaucoup moins d'antibiotiques. Autre caractéristique: les antibiotiques de la famille des pénicillines restent très employés dans les pays du nord alors que ceux du sud ont pratiquement cessé de faire appel à la pénicilline. La consommation par millier d'habitants et par jour est la plus forte en France et décroît régulièrement, jusqu'aux Pays-Bas, le pays où l'on consomme le moins d'antibiotiques.

Le gouvernement belge a profité de l'occasion offerte par cette conférence pour annoncer le lancement d'une nouvelle campagne visant à sensibiliser le public et les praticiens à la surconsommation d'antibiotiques. Présentant cette nouvelle campagne, intitulée « Les antibiotiques: à utiliser moins souvent et mieux » et dotée d'un budget de 400 000 euros, le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke, a souligné qu'une campagne du même type avait déjà permis une réduction temporaire de 20% de l'utilisation des antibiotiques. Evoquant l'impact de la publicité grand public aux Etats-Unis (il a rappelé que l'industrie a dépensé 1,8 milliard de dollars en 1999 pour ce type de publicité et que, selon le British Medical Journal, entre 1998 et 1999, il y a eu une augmentation de 34% du nombre de prescriptions pour les 25 produits pour lesquels on a fait le plus de publicité contre seulement 5,1% pour les autres médicaments), M. Vandenbroucke a rappelé qu'une telle publicité est encore interdite en Europe. Il a regretté l'initiative de la Commission européenne qui vise à l'autoriser partiellement, en estimant qu'elle pourrait avoir une influence importante sur la relation entre les patients et les médecins ainsi que sur les budgets des systèmes de santé. « Je ne pense pas que ce serait un pas dans la bonne direction », a-t-il dit.

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