Strasbourg, 26/10/2001 (Agence Europe) - En adoptant, jeudi à Strasbourg, le rapport du travailliste britannique Gordon Adam sur la réforme du régime de la viande ovine et caprine, le PE a modifié la proposition de la Commission européenne afin d'augmenter les primes accordées à cette organisation commune des marchés. Le PE trouve injuste que la Commission envisage de réaliser des économies de 560 millions d'euros en 2002 dans un secteur dont le revenu moyen des éleveurs est l'un des plus faibles parmi les agriculteurs européens. Ce secteur serait discriminé par rapport aux producteurs de viande bovine, notamment de vaches allaitantes.
Le Parlement a suivi la commission de l'agriculture, en augmentant jusqu'à 30 euros par tête les trois principales aides directes du secteur: - la prime aux producteurs commercialisant le lait de brebis (contre 16,8 euros selon la proposition) ; - la prime aux producteurs de caprins (contre 16,8 euros selon la Commission) et la prime à la brebis (contre un montant préconisé de 21 euros). Les amendements du rapporteur visant à modérer la hausse des primes ont été rejetés.
Par ailleurs, le PE fixe le montant de la prime supplémentaire par brebis et par chèvre à un niveau supérieur à celui prévu par la Commission (9 euros par tête au lieu de 7 euros) et instaure même un système de paiements supplémentaires ne pouvant pas excéder 5 euros par tête.
Sur un plan général, le Parlement se montre favorable à la réforme proposée par la Commission qui vise à simplifier le régime en remplaçant les primes variables (payées selon un système d'avance qui dépend des prix du marché nationaux) par une prime fixe à la brebis (21 euros) et à la chèvre (80% de la prime à la brebis). Par ailleurs, comme le paiement de l'avance viendra à disparaître, le Parlement demande d'avancer la date de paiement de la prime forfaitaire au 31 mars, alors que la Commission propose le 30 juin. Des mesures sont proposées pour empêcher l'effet négatif que produit sur les marchés l'arrivée d'un nombre important de brebis à la fin de la période où les animaux doivent être retenus sur le lieu de l'exploitation. D'autres amendements adoptés visent à instaurer un « filet de sécurité » pour faire face à une hausse des prix, à souligner l'importance de la qualité et à récompenser les éleveurs recourant aux méthodes extensives de production.