Bruxelles, 26/10/2001 (Agence Europe) - AGORA, réseau de liaison de centres de recherche et de réflexion dans le domaine de la construction européenne, créé à l'initiative du Mouvement européen international, a discuté la semaine dernière à Bruxelles de l'avenir de l'Europe, sous la présidence du Professeur Jean-Victor Louis, président du "screening committee" d'AGORA et en présence de Thomas Jansen, vice-président du Comité exécutif du Mouvement européen, et Pier Virgilio Dastoli, secrétaire général du Mouvement européen international. Les participants ont entendu des exposés de Jean-Luc Dehaene, membre du Groupe de Laeken qui assiste Guy Verhofstadt dans le débat sur l'avenir de l'Europe, et du Professeur Franklin Dehousse, conseiller de la Présidence belge pour le sommet de Laeken.
Lors de cette réunion ont été discutées surtout des questions concernant la Convention qui préparera la future CIG, et en particulier: - sa composition. Les participants ont souligné que les représentants des gouvernements devront être de haut niveau et bénéficier de la confiance personnelle du chef d'Etat ou de gouvernement respectif; - sa Présidence. Si le Conseil européen "désignera sans doute le président de la Convention, il serait judicieux que les membres du présidium soient choisis par la Convention elle-même", indique une note d'AGORA. En outre, le Secrétariat du présidium ne devra pas être "issu du Secrétariat général du Conseil", mais formé des différentes composantes de la Convention; - la société civile. Selon les participants à la réunion, il n'est pas souhaitable que le Conseil européen établisse lui-même des règles sur la manière de tenir compte, au sein de la Convention, des avis des groupements et associations représentant la société civile; - les résultats attendus. Selon AGORA, la Convention devrait "faire des recommandations politiques à une forte majorité avec, le cas échéant, l'expression du point de vue d'une minorité", et elle ne pourra pas se limiter à présenter des scénarios, mais devra "orienter ce choix"; - le mandat. Il ne doit pas être limité aux quatre "tirets" de la Déclaration de Nice. Parmi les autres thèmes cités: la question de "l'Exécutif ou du gouvernement", le problème des finances de l'Union.
AGORA a décidé par ailleurs de se réunir: - en mars 2002, à Barcelone, pour discuter, à l'initiative de Teresa Freixes, présidente de l'Institut européen de Droit, de la délimitation des compétences dans l'UE. Sur cette question, AGORA estime que, tout comme le coût de la "non-Europe" a fait l'objet d'une série de rapports importants (Catherwood, Albert-Ball, Cecchini), il faudrait s'interroger sur le coût de "certaines options avancées" en matière de compétences aux différents niveaux de l'UE; - en avril 2002, à Naples, à l'initiative du Professeur Piero Craveri, Doyen de la Faculté des sciences politiques, pour discuter en particulier du "système de gouvernement de l'Union" et des partis politiques européens. (Informations: Mouvement européen, Square de Meeûs, 25, Bruxelles 1000. Tél.: (02) 508 30 88. Fax: 508 30 89. E-mail: secretariat@europeanmovement.skynet.be).