Bruxelles, 25/07/2001 (Agence Europe) - Après une enquête approfondie, la Commission a finalement donné son aval au projet d'entreprise commune entre la société française d'articles de luxe LVMH Moët Henessy Louis Vuitton et le spécialiste sud-africain du diamant brut De Beers. Baptisée Rapids World, cette nouvelle société sera chargée de la commercialisation de diamants taillés sous la marque De Beers.
Le 18 avril dernier, la Commission avait décidé d'ouvrir une enquête approfondie au sujet de cette opération qui pouvait générer des distorsions de concurrence dans le secteur (voir IE du 20 avril, p.13). Après un examen approfondi, la Commission a estimé que la création de la joint-venture n'aurait pas d'impact structurel sur le marché du diamant brut sur lequel De Beers est déjà dominant. Par ailleurs, dans le secteur de la vente aux détails des diamants dans laquelle la joint-venture sera active, la Commission a estimé que la nouvelle société, qui n'est pas encore opérationnelle, devra d'abord se positionner sur le marché et ne porte pas préjudice à ses concurrents au stade actuel. Elle a donc autorisé l'opération.
Par contre, indépendamment de la procédure précédente, la Commission vient d'envoyer une communication de griefs à De Beers concernant une demande d'exemption pour des accords conclus entre sa filiale Diamond Trading Company (DTC) et des acheteurs de diamants bruts, demande notifiée le 3 mai dernier par le groupe sud-africain. Ces accords dénommés « Supplier of Choice Agreements » imposent pour les clients de De Beers des restrictions qui ne sont pas conformes aux règles européennes de la concurrence et qui ne répondent pas aux critères exigés pour bénéficier d'une exemption, a estimé la Commission.