Rome, 19/07/2001 (Agence Europe) - Dans un tiré à part intitulé Il cancelliere Schröder e il dibattito europeo de l'édition de cet été de la revue trimestrielle Affari Esteri, l'ambassadeur Pïero Calamia, ancien Représentant permanent de l'Italie auprès de la CE, commente le document de Gerhard Schröder et du Parti social-démocrate allemand sur l'avenir de l'Europe en estimant que le fait que l'Allemagne "apparaisse aujourd'hui plus confiante de pouvoir exprimer, sans complexes, son européanisme est un fait positif pour un pays de tradition pro-européenne comme l'Italie". Le processus d'intégration européenne ne peut pas progresser seulement sur l'impusion d'un ou deux pays, surtout dans une Union élargie, constate M.Calamia, qui rappelle: "Déjà dans la deuxième moitié des années 80, Delors sut utiliser les impulsions pro-européennes venant de l'Italie et de l'Espagne, outre l'impulsion franco-allemande, pour faire avancer l'Europe. Il faut dire que, pour la réalisation du marché intérieur, il y eu aussi une remarquable contribution de la Grande-Bretagne". Selon lui, ce qui compte c'est de "rester sur la bonne voie", et "l'équilibre institutionnel Conseil-Commission-Parlement, s'il continue à évoluer comme dans les dernières décennies, avec le renforcement du rôle du Parlement et des pouvoirs des autres institutions, reste un schéma valable".
En revanche, M. Calamia critique la partie du document SPD qui "reflète les revendications des Länder", qui voudraient récupérer des compétences dans certains secteurs (politique agricole et structurelle, concurrence, aides d'Etat...), en relevant "une certaine contradiction entre la conception intégrationniste du document pour des secteurs nouveaux et importants (...) et l'idée de restituer aux Etats membres des compétences dans des secteurs traditionnellement communautaires". Par ailleurs, Piero Calamia critique l'hypothèse "d'attribuer à la Commission des pouvoirs du Conseil", qui n'est pas réaliste actuellement et qui "semble ignorer complètement le rôle des gouvernements nationaux et même celui du Conseil européen".