Bruxelles, 19/07/2001 (Agence Europe) - A la veille de la réunion du G8 qui ouvrira ses travaux vendredi après-midi à Gênes, les ministres des Affaires étrangères des "Huit" sont parvenus, à l'issue de leur réunion des 18 et 19 juillet à Rome, à arrêter une position commune sur le Proche-Orient.
Dans leurs conclusions, les chefs de la diplomatie du G8 considèrent l'application du plan Mitchell comme l'unique solution permettant une désescalade dans la région et préconisent l'envoi d'observateurs internationaux sur le terrain. Ce point, défendu par les Européens, se heurtait jusqu'à présent aux réticences américaines. Mercredi, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait jugé cette idée "prématurée". Israël a immédiatement réitéré son rejet de cette formule qui a la faveur des Palestiniens, du monde arabe et du Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. Sur les autres sujets brûlants comme la crise en Macédoine et la question coréenne, les ministres ont décidé de transmettre directement leurs conclusions aux chefs d'Etat. Ils ont également examiné la question du désarmement et de la non-prolifération. Le projet américain de parapluie antimissile, sur lequel s'opposent Washington et Moscou, n'est pas évoqué dans les conclusions de la réunion. Ont également été abordés les thèmes de l'Afrique, de la lutte contre la pauvreté et de la prévention des conflits qui seront discutés à Gênes.
En marge de cette réunion, le président en exercice du Conseil des ministres de l'UE, Louis Michel, le Commissaire Chris Patten et le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana ont rencontré Mme Makito Tanaka, ministre des Affaires étrangères du Japon. Les parties ont souligné leur volonté de renforcer les relations entre l'UE et le Japon, les Européens insistant sur l'importance d'organiser un sommet UE-Japon avant la fin de l'année. La partie européenne s'est également félicitée de l'implication japonaise dans le processus de stabilisation dans les Balkans et elle "devrait (...) répondre positivement à la demande d'une plus grande implication dans le processus en cours dans la péninsule coréenne", souligne un communiqué de la Présidence belge. S'exprimant jeudi sur les ondes d'une radio italienne, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a estimé que le G8 devait élargir sa base représentative et simplifier ses procédures de travail. Selon l'Agence Reuter, ce point de vue n'est pas partagé par M Solana qui a dit qu'il n'est pas nécessaire de créer un forum plus vaste de type G20.