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Bulletin Quotidien Europe N° 7995
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

M. Aldonas, sous-secrétaire au commerce international, souligne la nécessité de prévenir les contentieux et de lancer un nouveau round de négociations commerciales

Bruxelles, 28/06/2001 (Agence Europe) - De passage à Bruxelles, ce jeudi, le sous-secrétaire des Etats-Unis pour le Commerce international Grant Aldonas a confirmé l'engagement de Washington à élargir et renforcer le terrain d'entente avec son partenaire européen pour "pousser le système commercial mondial en avant", en gardant le cap fixé sur Doha où tous deux espèrent voir lancer un nouveau cycle de négociations commerciales. Ceci, en dépit des "différences de perspectives" encore récemment illustrées par des échanges de salve sur l'acier, l'aéronautique, la concurrence et, en dernier lieu, leur désaccord persistant sur l'imposition des exportateurs à propos duquel la prudence est toujours de mise à Washington, comme à Bruxelles.

A l'issue d'une série d'entretiens à la Commission européenne, notamment avec le responsable de la politique de télécommunication et le Directeur général au Commerce Peter Carl, M.Aldonas a privilégié dans ses propos devant la presse "ce que nous partageons, nos points de vue et nos perspectives, en dépit des différences que nous avons". Les tensions actuelles sur le front commercial reposent sur des différences d'approche - de "philosophie", disent les Européens - et sont réellement symptomatiques, pour la plupart, du besoin de lancer un nouveau round, a-t-il dit en substance. De retour de Russie, où il était ces derniers jours, M.Aldonas en a profité pour "venir à Bruxelles afin de discuter de divers sujets et poursuivre nos efforts visant à renforcer la relation" transatlantique. Le motif de sa venue étant essentiellement de "veiller à ce que nous ayons suffisamment de dialogue", y compris sur les "choses qui vont sortir", pour prévenir l'émergence de questions conflictuelles.

M.Aldonas a ensuite commenté les questions suivantes:

- Safe Harbour. Il a espéré que le nouveau modèle de contrat envisagé par les Européens tiendra compte des "alternatives proposées par le secteur privé (...), l'essentiel étant d'avoir le moins d'impact possible sur les coûts et préserver la capacité d'atteindre les objectifs que nous partageons sur les prix".

- GE-Honeywell. Un éventuel veto communautaire contre ce projet de fusion "n'aurait quasiment pas d'impact sur nos relations commerciales. Je ne m'attends pas à ce que nos relations en souffrent. C'est une question de politique de concurrence", a-t-il dit. Dans cette hypothèse, a-t-il poursuivi, ce pourrait même être un exemple utile "pour voir où nous différons et la manière d'avancer" - et "c'est bon d'avoir un exemple à pointer du doigt" lors d'éventuelles futures discussions sur les différences d'approche en matière de politique de concurrence . Le processus n'en est pas moins "satisfaisant pour nous parce que la porte est relativement ouverte à nos propositions. Il n'y a pas de mauvaise foi de la part de la Commission", a-t-il ajouté, en précisant que le "dialogue est toujours en cours".

- Acier. Même si cette affaire "irritante" pour la Commission européenne était portée à l'OMC, "nous ferions en sorte de la gérer ensemble", l'idée étant toujours de "tenter de régler la question entre nous dans la mesure du possible".

Sur l'affaire de la taxation des exportations américaine, M.Aldonas dit n'en avoir absolument pas parlé à Bruxelles. "Nous essaierons de gérer cette affaire de la manière constructive amorcée à l'automne dernier par l'arrangement conclu avec M.Lamy. Nous remplirons nos obligations", a-t-il dit.

La veille, le Commissaire Lamy avait indiqué qu'il était en contact avec le Représentant au Commerce Robert Zoellick, en se refusant avec "prudence" d'en dire plus jusqu'en août prochain. Son homologue américain, un tout petit peu plus locace que lui, a consenti quelques commentaires minimalistes sur cette "question sensible par la taille des économies impliquées et parce qu'elle concerne les systèmes de taxation". Quant à l'éventualité d'un appel contre le verdict défavorable de Genève, M.Zoellick a indiqué que cette affaire "nous convainc encore davantage (lui et M.Lamy, NdlR.) qu'il nous faut travailler ensemble plus étroitement pour qu'un nouveau round soit lancé", parce que de telles "disputes commerciales ont le potentiel de miner le système commercial mondial". Et il s'est dit "ravi" des discussions que le vice-Représentant au commerce Peter Allgeier avait eues en début de semaine avec le Directeur général pour le Commerce à la Commission européenne Peter Carl. Tous deux avaient tenu une conférence de presse conjointe à Genève au cours de laquelle ils ont affiché l'objectif "commun" partagé par l'Union et les Etats-Unis de lancer un nouveau cycle "ambitieux" lors de la prochaine ministérielle à Doha, à l'automne prochain. M.Allgeier a fait état d'une "convergence croissante entre nous sur des questions de principe, d'organisation, de substance et de procédure. Nous sommes sur la même longueur d'onde sur certains principes de base tels que la nécessité d'avoir un agenda équilibré pour l'inclusion de questions qui présentent un intérêt suffisant pour tous les membres de l'OMC".

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