Bruxelles, 01/06/2001 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue avant le vote de la résolution du PE sur le Traité de Nice (qui se prononce en particulier en faveur d'une Constitution européenne: voir EUROPE d'hier, p. 3), plusieurs membres de l'Intergrouge « Constitution » du Parlement européen ont souligné les progrès engrangés depuis quelques mois par leur initiative en faveur d'une Constitution européenne. C'est ce qu'ont noté Mihail Papayannakis (membre grec du groupe de la Gauche unitaire) et la Verte italienne Monica Frassoni, ainsi que Mariotto Segni (membre du groupe de l'Union pour l'Europe des Nations), qui a constaté que le Parlement jouait là un important rôle d'impulsion. Le Parlement européen avait déjà joué un tel rôle avec le rapport Spinelli qui a finalement abouti à l'Acte unique et au Traité de Maastricht, a rappelé M. Segni, en ajoutant: maintenant , notre démarche doit aboutir à une Constitution européenne. M. Segni a espéré que, après avoir gagné les élections du 7 juin, le gouvernement travailliste britannique pourra faire preuve d'un peu de courage en matière européenne, et que le nouveau gouvernement italien s'inscrira dans la continuité de l'action européenne de l'Italie. Le Royaume-Uni est isolé dans son rejet d'une Convention pour préparer la prochaine CIG, a remarqué le libéral démocrate britannique Andrew Duff qui, comme nous l'avons signalé, a dit que Tony Blair aurait indiqué à plusieurs chefs de gouvernement (notamment le président actuel du Conseil européen Göran Persson et les deux présidents successifs, Guy Verhofstadt et José Maria Aznar) qu'il pourrait éventuellement accepter la formule de la Convention si on décidait que les gouvernements n'y enverront finalement pas leurs représentants… Et voilà que la Convention serait complètement « émasculée », a martelé M. Duff.