Bruxelles, 01/06/2001 (Agence Europe) - En adoptant jeudi le rapport de José Ribeiro (UEN, portugais) sur l'évaluation que la Commission européenne a fait en 2000 au sujet du système européen de diffusion des offres et demandes d'emploi en compensation (EURES), le Parlement européen a souligné le rôle important que joue ce réseau dans le cadre de la stratégie européenne pour l'emploi. EURES est destiné à aider les citoyens à trouver du travail dans un autre pays de l'UE, grâce à des « euroconseillers », des organisations partenaires et un libre-accès au réseau Internet.
Les députés ont demandé notamment: - d'élargir la base juridique d'EURES de manière à étendre ses domaines de compétence; - d'élaborer à l'avenir des rapports plus riches en informations statistiques (sur la mobilité transfrontalière de la main-d'œuvre et la durée et les caractéristiques des contrats pour les emplois offerts par le biais du réseau) afin de permettre une meilleure appréciation des succès et des échecs enregistrés ; - d'étudier la possibilité d'élargir l'accès à EURES tant pour les demandes que pour les offres d'emploi ; - d'organiser une audition avec les « euroconseillers » pour mieux définir les failles du système ; - d'accorder une attention particulière aux régions ultra-périphériques.
Après avoir insisté sur l'importance de la coopération transfrontalière dans le secteur de la mobilité de la main-d'œuvre, le rapporteur José Ribeiro e Castro a stigmatisé, lors du débat, d'autres lacunes d'EURES. Selon lui, le réseau serait « méconnu du public », et les organisations patronales ne l'utiliseraient que très peu. La Commissaire Anna Diamantopoulou a estimé que ce système avait connu une progression des offres d'emploi (de 43.000 au début de 1998 à 166.000 au début de 2000) et des utilisateurs (augmentation de 40% en 1998/99 par rapport à 1996/97) et qu'il était caractérisé par « une plus grande coopération entre les dirigeants des structures publiques qui ont intégré le réseau ». Elle a ajouté qu'un dispositif avait été mis en place pour permettre aux candidats de déposer leurs C.V lorsqu'ils appartiennent aux secteurs qui sont en pénurie de main-d'œuvre.