Strasbourg, 18/05/2001 (Agence Europe) - Le Bureau de SOS Démocratie, l'Intergroupe du Parlement européen formé par des parlementaires qui s'opposent à l'extension des compétences des institutions supranationales, a présenté mercredi à Strasbourg ses « 13 requêtes » pour l'avenir de l'Europe, dont la première est la renégociation du Traité de Nice. Ce traité ne doit pas, selon SOS, prendre la forme d'une constitution fédérale européenne mais la forme d'un traité international respectant la souveraineté nationale des Etats et reconnaissant le droit de quitter l'Union.
Jens-Peter Bonde, danois, co-président du groupe pour l'Europe des démocraties et des différences, a insisté devant la presse, mercredi à Strasbourg, sur le respect du principe de la subsidiarité, José Ribeiro y Castro, Portugais, de l'Union pour l'Europe des nations, a affirmé qu'il n'existe pas un peuple européen, mais des peuples nationaux, et Esko Seppänen, Finlandais, membre de la Gauche unitaire/Gauche verte nordique, a protesté contre les trop nombreuses exceptions à la transparence des décisions du Conseil. L'Irlandaise Patricia McKenna, du groupe des Verts, a rappelé que son pays est le seul à organiser un référendum sur le Traité de Nice: elle fait campagne pour le non. Quant à Georges Berthu, non inscrit, membre du Mouvement pour la France, il a affirmé que la Charte européenne des droits fondamentaux ne doit pas avoir une valeur contraignante: elle peut servir de référence politique, mais si elle devenait un instrument contraignant on entrerait dans un "engrenage terrible d'uniformisation des droits des citoyens".
Quant à Ole Krarup, membre danois du groupe de l'Europe des démocraties et des différences, il a évoqué le problème du financement des partis européens (à propos de la polémique sur le rapport Schleicher, voir EUROPE du 7/8 mai, p. 10), en affirmant que la proposition de règlement qui fait l'objet du rapport Schleicher n'est pas acceptable car elle comporte une discrimination vis-à-vis des petits partis.