Bruxelles, 18/05/2001 (Agence Europe) - La Commissaire européenne aux Transports, Loyola de Palacio, a salué les engagements pris la semaine dernière par les compagnies aériennes et les aéroports européens pour améliorer le respect des droits des passagers qui, dit-elle, "s'inscrivent dans la ligne de l'initiative lancée il y a un an par la Commission (…) et répondent aux principales sources de préoccupation et de plaintes" (voir EUROPE du 5 mai, p.16). La plupart de ses engagements soulageront les principales causes de frustration des passagers, souligne la Commission, en citant notamment la vitesse des chek-in, les informations sur les retards et annulations de vols, l'assistance aux passagers dont les bagages ont été maltraités ou les délais de réponses aux plaintes. Toutefois, précise-t-elle, ils "ne couvrent pas les questions contractuelles et ne protègent pas les intérêts fondamentaux des passagers, par exemple en cas de décès ou de blessures, de refus d'embarquement ou d'annulation des vols". La Commission confirme donc qu'elle présentera dans les prochains mois des textes législatifs sur les indemnités dues en cas de refus d'embarquement et sur les exigences contractuelles minimales.
Les compagnies et les aéroports européens ont publié le 10 mai à Lisbonne des accords volontaires (sur la publicité des prix, l'assistance en cas de retard, la procédure simplifiée de règlements des conflits, etc.) et ont adopté des engagements pour les passagers handicapés. Dans un texte en demi-teintes, les compagnies expliquent qu'"aucune compagnie ne pourra refuser d'embarquer une personne à mobilité réduite, sauf lorsque il/elle ne peut être transporté en sécurité ou ne peut, physiquement, être placé. Lorsque le transport d'une personne à mobilité réduite est refusé, les compagnies expliqueront clairement et explicitement leurs raisons".