Bruxelles, 29/01/2001 (Agence Europe) - Le 27 janvier, la présidence suédoise a adopté la déclaration suivante: "L'UE est préoccupée par les circonstances qui ont entouré le récent procès du leader du parti d'opposition, M. Felix Kulov. Selon certaines indications, ce procès n'aurait pas été conduit dans les règles, ce qui soulève de grandes inquiétudes. M. Kulov a été condamné à sept années de prison et à la confiscation de sa propriété par une Cour militaire à Bichkek, le 22 janvier 2001. Ses avocats ont fait appel du verdict. L'UE prie instamment les autorités kirghizes compétentes de faire en sorte que le procès en appel soit équitable et transparent. M. Kulov avait été acquitté et relâché en août 2000. Mais le Conseil de la Cour militaire kirghize avait décidé de reconsidérer le cas quand M. Kulov avait annoncé son entrée dans la course à l'élection présidentielle, bien qu'il ne fut pas vraiment sûr d'y participer. M. Kulov fait valoir que les charges portées contre lui ont été fabriquées et sont dénuées de substance. Malheureusement, le traitement de cette affaire par les autorités kirghizes est de nature à nourrir la suspicion selon laquelle il a pu être dicté par des motivations politiques. L'UE a déjà fait part de ses préoccupations à propos des récentes actions en justice contre MM. Dyryldaev et Turganaliev. Bien que reconnaissant les progrès récents accomplis par le président kirghiz dans le domaine des droits de l'homme, comme son récent décret sur une meilleure mise en oeuvre des normes sur les droits de l'homme et la création d'un système d'ombudsman, nous aimerions rappeler aux autorités kirghizes l'importance que l'UE attache à tous les aspects de la situation des droits de l'homme, y compris le traitement des grandes figures de l'opposition et des activistes des droits de l'homme.
Les pays associés, Bulgarie, Chypre, Estonie, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Malte, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et la République tchèque ont souscrit à cette déclaration".