Bruxelles, 29/01/2001 (Agence Europe) - "Dans les semaines qui viennent, la Commission, en étroite liaison avec l'Agence spatiale européenne et les Etats membres, devra mettre tout en œuvre pour l'instauration rapide d'une structure intérimaire qui coordonnera tous les éléments nécessaires à la mise en place du système Galileo", a déclaré la vice-présidente de la Commission, Loyola de Palacio, à l'issue de sa rencontre, vendredi dernier, avec le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ASE), Antonio Rodotà. Cette structure intérimaire doit gérer la coopération entre la Commission et l'ASE en attendant que les Quinze, la Commission et l'ASE se mettent d'accord sur la structure de gestion définitive. Rappelons que la participation plus ou moins importante des Etats membres à cette structure permanente est un des points d'achoppement des discussions en cours sur Galileo, le projet européen de navigation et positionnement par satellite (voir EUROPE du 12 janvier p.11). Selon le rapport établi en novembre par la Commission sur Galileo, la structure intérimaire doit "donner clairement un rôle de responsabilité politique à la Commission et technique à l'ASE".
A l'ASE, le "program board" chargé de gérer le programme GalileoSat, pendant du programme Galileo de l'Union européenne, se réunira mardi prochain pour discuter de la poursuite de sa part du projet. Alors qu'en décembre le Conseil de l'UE n'avait pas voté le lancement de la nouvelle phase de Galileo, le Conseil de l'ASE avait pris certaines décisions, que le program board doit confirmer, explique le porte-parole de l'ASE. "Si le program board ne parvenait pas à un accord pour donner son feu vert à ces décisions, une réunion extraordinaire du conseil de l'ASE (au niveau technique) serait convoquée le lendemain".