Ankara, 24/11/2000 (Agence Europe) - "Non, je ne suis pas satisfait. Les droits de la Turquie dans cette affaire sont négligés. Les décisions (sur l'accès de l'UE à des moyens de l'Otan pour ses opérations Petersberg) seront prises sans nous. Il est impossible de les accepter", a dit jeudi le premier ministre turc Bulent Ecevit au Secrétaire général de l'Otan, Lord Robertson, qui s'était rendu à Ankara pour rassurer la Turquie au sujet du mécanisme de consultation des alliés européens non membres de l'Union européenne prévu par cette dernière pour les opérations de sa future Force de réaction rapide (voir EUROPE du 22 novembre, p.6, au sujet des précisions données par le ministre français de la Défense Alain Richard). L'UE a fait des propositions visant à impliquer ses alliés et à leur donner le plus d'influence possible sur le processus, a affirmé Lord Robertson, qui a souligné que, si l'Union souhaite utiliser des moyens de l'Otan, la décision incombera naturellement au Conseil de l'Atlantique Nord (où siège la Turquie, qui peut donc bloquer la décision: NDR).