Bruxelles, 24/11/2000 (Agence Europe) - La plupart des négociants en bananes ne veulent pas du système transitoire dit "1er arrivé, 1er servi" que l'Union envisage d'introduire pour mettre un terme au différend transatlantique sur la politique d'importation européenne. "Ce système n'est en rien adapté aux caractéristiques et aux exigences de la commercialisation de denrées périssables telles que la banane et provoquerait une perturbation sérieuse du marché", affirme la coalition qui regroupe une soixantaine d'opérateurs européens, un caraïbe (des Winward Islands) et un latino-américain (de l'Equateur), c'est-à-dire "la vaste majorité des négociants en bananes sur le marché européen". L'objectif de cette déclaration commune, publiée à la veille d'une réunion ad hoc des experts des Quinze visant à faire progresser le dossier avant la prochaine session du Conseil général, "est de convaincre la Commission qu'il lui faut reconsidérer sa proposition". Nombre de pays fournisseurs l'ont déjà rejetée, rappelle la coalition, en estimant que "si elle est endossée, ce différend de longue haleine ne sera pas réglé". Et de conclure en se "joignant à l'appel des Etats-Unis, de sept pays d'Amérique latine et des Caraïbes pour que soit promptement introduit un système fondé, par exemple, sur les références historiques des entreprises de négoce".