Bruxelles, 15/11/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, ce mercredi, des Recommandations positives au Conseil Ecofin -qui prendra position lors de sa session du 27 novembre prochain- sur les programmes de stabilité réactualisés des trois Etats membres de la zone euro suivants:
1) Allemagne. Le programme prévoit: i) une croissance économique de 2,5% par an pendant la période 2000-2004 ; ii) un excédent budgétaire de 1,5% en 2000 grâce au produit de la vente des licences UMTS, mais un déficit de 1% si cette opération exceptionnelle ne se réalise pas (le budget sera en équilibre en 2004, la réforme fiscale étant susceptible d'aggraver temporairement la position budgétaire: moins 1,5% en 2001 au lieu de - 1,4% en 1999 ; iii) une baisse du ratio d'endettement de 60% à 54,5% du PIB.
2) Finlande. Le programme 2000-2004 prévoit: a) une croissance économique de 5,2% en 2000, de 4,2% en 2001, de 3,2% en 2002 et de 2,7% ensuite ; b) un excédent budgétaire de 4,5% en 2000, celui-ci devant passer à près de 5% du PIB en 2004 (la Commission note que la poursuite des efforts d'assainissement budgétaire se justifie notamment par l'impact sur les finances publiques du vieillissement de la population, facteur auquel la Finlande est particulièrement exposée) ; c) le ratio de la dette publique devrait poursuivre son recul, passant en dessous de 40% en 2001 et à environ 32% en 2004.
3) Pays-Bas. Couvrant la même période que les deux autres, le programme actualisé repose sur deux scénarios macro-économiques: la Commission considère que le plus favorable est le plus plausible. Il prévoit: i) une croissance de 4,5% en 2000, de 4% en 2001 et de 3,75% les trois années suivantes ; ii) un excédent budgétaire de 1% tant en 1999 qu'en 2000 (+ 1,7% si l'on inclut, cette année, la vente de licences UMTS), mais qui devrait tomber à 0,7% en 2001 et à 0,5% les deux années suivantes en raison de la réforme fiscale projetée qui sera marquée par un allégement sensible des impôts ; iii) le ratio de la dette devrait passer de 56,6% en 2000 à 52,3% en 2001, avant de tomber à 44,75% en 2004.