Dans une note d'orientation publiée mardi 26 mai, le groupe de réflexion Bruegel présente plusieurs pistes pour redynamiser l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Celle-ci « traverse une grave crise résultant de tensions inhérentes au système commercial mondial ainsi que d'autres tensions liées aux contraintes politiques internes aux États-Unis et à la Chine et à la rivalité géopolitique qui les oppose », constate le centre de réflexion.
Le document identifie quatre axes prioritaires : une action commune en faveur du développement durable, le renforcement des règles relatives aux subventions, la facilitation de l'intégration des accords plurilatéraux dans le cadre de l'OMC ainsi qu'une réforme du mécanisme de règlement des différends.
Pour y parvenir, l'Union européenne devra prendre l'initiative de constituer « une coalition de puissances intermédiaires s'appuyant sur son réseau d'accords de libre-échange ». L'UE ne peut plus compter sur les États-Unis, principaux architectes du système multilatéral, puisqu'ils se sont progressivement détournés des règles de l'OMC. La Chine, quant à elle, voit un intérêt à maintenir le statu quo et soutient des réformes modérées.
Dans ce contexte, l'UE et ses partenaires devraient également se tenir prêts à prendre des initiatives multilatérales en dehors de l'OMC, à condition que celles-ci contribuent au renforcement du système commercial fondé sur des règles, écrit Bruegel.
L'Union européenne continue de faire de la réforme de l'organisation une priorité. Vendredi 22 mai, les ministres du Commerce des Vingt-sept ont réitéré leur attachement au système commercial multilatéral (EUROPE 13873/3) et indiqué que l'UE entendait jouer un rôle moteur sur ce dossier.
Pour consulter la note d'orientation : https://aeur.eu/f/m32 (Juliette Verdes)