L'écosystème européen des start-up et des scale-up est en constante croissance, a indiqué la Commission européenne dans un communiqué, jeudi 28 mai, à l’occasion de la publication de son premier tableau de bord européen des start-up et des scale-up (ESSS).
« Ce tableau de bord révèle une tendance claire : les politiques favorables aux start-up produisent des résultats concrets. Depuis 2020, année de référence du tableau de bord, 20 des 27 États membres de l'UE ont amélioré leurs performances, prouvant ainsi qu'un soutien ciblé aux créateurs d'entreprises stimule l'innovation, la création d'emplois et la croissance économique », dit-elle.
Les pays les plus performants en 2025 étaient l'Estonie, la Suède, la Finlande, les Pays-Bas et le Danemark, avec des résultats nettement supérieurs à la moyenne de l'UE (de 40 à 60 points de pourcentage) pour 36 indicateurs, « démontrant comment des politiques audacieuses se traduisent en des écosystèmes florissants », selon le communiqué.
L'Estonie est en tête en matière d'infrastructures numériques et de financement d'amorçage, avec 615 entreprises soutenues par du capital-risque par million d'habitants – le chiffre le plus élevé de l'UE. La Suède excelle en matière de talents et de financement des entreprises en phase de développement avancé, avec 409 'licornes' par million d'habitants – un chiffre supérieur à celui de tout autre pays de l'UE.
La Finlande conjugue un investissement important en R&D avec une forte activité de dépôt de brevets, prouvant ainsi que l'innovation et la commercialisation sont indissociables.
Le tableau montre aussi le potentiel inexploité dans les pays émergents (la Grèce, la Lettonie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Roumanie), dont les scores sont inférieurs de 30 points de pourcentage à la moyenne de l'UE sur les 36 indicateurs mesurés.
« Trois défis majeurs se dégagent : accès limité au capital-risque ; goulets d'étranglement liés à la croissance, une réglementation fragmentée et des procédures administratives lentes retardant l'expansion ; fuite des cerveaux, les talents partant vers des écosystèmes plus dynamiques ».
Parmi les 36 indicateurs pris en compte, figurent, entre autres, l’importance du soutien public, le nombre d’innovateurs par million d’habitants, le nombre d’employés de ces entreprises disposant d’un diplôme du tertiaire.
Lien vers le tableau de bord : https://aeur.eu/f/m3s (Solenn Paulic)