La Commission européenne a débloqué un total de 158,9 millions d’euros en faveur de l’Albanie (49 millions d’euros), du Monténégro (44,2 millions) et de la Macédoine du Nord (65,7 millions) dans le cadre des troisièmes demandes de paiement au titre de la 'Facilité pour les réformes et la croissance pour les Balkans occidentaux'.
Ces paiements, annoncés le 11 mai dernier par la commissaire à l’Élargissement, Marta Kos (EUROPE 13866/5), sont subordonnés à la mise en œuvre des réformes convenues au préalable. Dans ce cas, il s’agit de réformes mises en œuvre dans les domaines de la compétitivité des entreprises et de l’innovation en Albanie et au Monténégro, ainsi que de l’éducation et de la numérisation en Macédoine du Nord. Une partie des fonds, pour un montant de 74 millions d’euros, est transférée directement aux budgets nationaux, tandis que le reste sera consacré à des projets d’investissement dans les domaines des transports durables, de l’énergie propre, du numérique et du développement du capital humain, lesquels doivent encore être approuvés.
Depuis 2024, un total de 673,6 millions d’euros a déjà été débloqué sur l’enveloppe de 6 milliards d’euros en subventions et prêts prévue dans le cadre de la Facilité pour la croissance pour la période 2024-2027 (dont 2 milliards en subventions et 4 milliards en prêts). Ce montant comprend 212,8 millions d’euros pour l’Albanie, 89,3 millions pour le Monténégro et 142,1 millions pour la Macédoine du Nord, tandis que la Serbie a jusqu’à présent reçu 172 millions et le Kosovo 61,8 millions de préfinancement. La Bosnie-Herzégovine doit encore ratifier les accords de prêt et de facilité afin de pouvoir bénéficier du préfinancement.
La Commission évalue actuellement les deuxième et troisième demandes de paiement présentées par la Serbie, y compris le respect des « conditions préalables », selon des sources de la Commission (EUROPE 13861/17). Le Kosovo n’a pas encore soumis de première demande de paiement. Dans le cas de la Serbie et du Kosovo, il existe également des conditions préalables en matière de respect de l’État de droit, mais aussi d’engagement constructif dans le dialogue de normalisation facilité par l’UE. (Ana Pisonero Hernández)