Le Parlement européen a préconisé, mercredi 20 mai à Strasbourg, une révision de la directive sur la planification de l’espace maritime dans le cadre de l’acte législatif pour l’Océan, attendu fin 2026.
Le rapport d’initiative de Stéphanie Yon-Courtin (Renew Europe, française) a été adopté en plénière par 518 voix pour, 31 contre et 102 abstentions. Tous les amendements déposés ont été rejetés (EUROPE 13870/13).
Le PE estime que cette révision devrait rendre contraignantes les dispositions relatives à la participation des parties prenantes, en particulier les pêcheurs et les communautés côtières, et garantir une application plus harmonisée entre États membres.
Les eurodéputés appellent également à l’instauration de normes minimales pour préserver l’espace dédié à la pêche et à l’aquaculture, au nom de la souveraineté alimentaire de l’Union. Ils soulignent qu’il est nécessaire « d’augmenter le nombre de zones réservées à la pêche côtière artisanale à faible incidence dans la zone des 12 milles marins, lesquelles s’appuient sur des régimes de gestion partagée ».
Le Parlement souligne la montée des conflits d’usage en mer entre pêche, énergies renouvelables offshore, transport maritime, zones protégées et infrastructures de défense. Il met en garde contre une réduction progressive des zones de pêche, en particulier pour la petite pêche côtière, ainsi que contre la pression croissante sur certaines façades maritimes, accentuée depuis le Brexit.
Les députés réclament une meilleure harmonisation des données marines, jugée aujourd’hui insuffisante, afin de renforcer la prise de décision fondée sur des bases scientifiques et socioéconomiques. Le PE appelle enfin à une approche par bassins maritimes de la planification de l’espace maritime. (Lionel Changeur)