L’Union européenne et le Japon sont convenus de renforcer leur coopération réglementaire, scientifique et industrielle dans les domaines des données, de l’intelligence artificielle, du quantique, des semi-conducteurs et des infrastructures numériques. Ils se sont également engagés à traiter la question de la modération des contenus sur les plateformes en ligne et à mieux protéger les mineurs en ligne, lors du quatrième Conseil du partenariat numérique UE-Japon, qui s’est tenu à Bruxelles mardi 5 mai.
Lors d’une conférence de presse commune, Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission chargée de la Souveraineté technologique, a déclaré que le partenariat numérique avec le Japon constituait « un choix très stratégique » pour l’UE afin de déployer des technologies numériques « avancées et fiables », « intégrées dans les chaînes de valeur mondiales », compte tenu de « l’excellente expertise » du Japon dans les domaines de l'intelligence artificielle, des technologies quantiques, des semi-conducteurs et de la cybersécurité. Elle répondait à une question sur l’importance de la coopération bilatérale pour contrer les entreprises chinoises à haut risque dans ces secteurs stratégiques.
« Les deux parties ont confirmé que le secteur numérique n’est pas seulement un moteur d’innovation, mais aussi un pilier essentiel de la sécurité économique et de la résilience », a ajouté Hisashi Matsumoto, ministre japonais de la Transformation numérique.
Les deux parties mettront en place un groupe de travail sur la stratégie des données, approfondiront leur coopération dans le domaine des technologies quantiques dans le cadre du projet de recherche commun Q-Neko et ont signé un accord de coopération visant à renforcer la collaboration sur la transparence des décisions de modération des contenus sur les plateformes en ligne. Elles ont également ouvert la voie à un futur accord visant à renforcer la coopération en matière de sécurité de l’IA et de jeux vidéo.
Yoshimasa Hayashi, ministre japonais des Affaires intérieures et des Communications, a souligné l’importance de la protection des mineurs en ligne et de la lutte contre les contenus illégaux sur Internet, domaines dans lesquels les deux parties « partagent une compréhension commune », en insistant sur la nécessité de « vérifier l’âge de manière plus stricte ». (Ana Pisonero Hernández)